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Détail d'une affiche de programme, comportant une reproduction d'un disque de musiques de l'Ayllu Majasaya et différentes photos/Princeton University Library. Latin American Ephemera Collections
Épisode 6 :

Un archipel vertical, l’ayllu de Macha

59 min
À retrouver dans l'émission

Qu’est-ce qu’un archipel écologique vertical? Les Incas s’en sont-ils inspirés pour administrer et contrôler des provinces éloignées de leur vaste empire? Philippe Descola nous entraîne dans les mondes andins.

Détail d'une affiche de programme, comportant une reproduction d'un disque de musiques de l'Ayllu Majasaya et différentes photos/Princeton University Library. Latin American Ephemera Collections
Détail d'une affiche de programme, comportant une reproduction d'un disque de musiques de l'Ayllu Majasaya et différentes photos/Princeton University Library. Latin American Ephemera Collections Crédits : PRODEVAT/HAM/Agruco

Que pouvons-nous apprendre d’une forme plus contemporaine de l'archipel vertical, comme l’ayllu de Macha, dans les Andes boliviennes ?

Philippe Descola, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Anthropologie de la nature, poursuit son exploration des genres de rapports à la terre que chaque type de collectifs a développés, dans le cadre du 2e cycle de sa série, intitulée « Les usages de la terre. Cosmopolitiques de la territorialité ».

Il s’attache en particulier aux groupes analogistes et à partir de ce cours, ce sont les collectifs andins qui nous occupent, ces « territoires discontinus », qui jouent sur des échelle plus ou moins grandes.

Quels sont alors les « principes de totalisation » qui régissent ces collectifs andins, dont le plus célèbre d’entre eux est Tawantinsuyu – le nom de l’empire inca ?

Cet empire « représente une forme de royauté sacrée, souligne Philippe Descola, qui a peu d’équivalents ailleurs par l’ampleur du pouvoir politique et administratif que son souverain était parvenu à établir ».

Aujourd’hui, il reprend le concept de John Murra et nous introduit à « l’archipel écologique vertical »,

"une façon « originale », nous dit-il, portée à un haut degré de raffinement, pour ne pas dire complexe, de distribuer l’espace à différents étages altitudinaux à partir d’un centre politique et rituel mono ethnique, les régions satellites étant généralement exploitées par plusieurs groupes ethniques".

C’est ainsi que nous découvrons, comme archipel vertical, l’ayllu de Macha, décrit par Tristan Platt – l’ayllu étant pour rappel, une communauté dont les « membres, qui se réclament d'un ancêtre commun, possèdent et cultivent la terre en collectivité » (Encyc. Univ). Avant de plonger demain, dans le vaste empire inca, nous entrons dans un monde à une échelle plus modeste, avec cet archipel de 2000 km2.

Et Philippe Descola peut analyser à partir de ce cours, « comment un collectif analogiste – typiquement un assemblage sociocosmique clos et autoréférentiel – parvient à intégrer des marches lointaines peuplées par des membres d’autres collectifs ? ».

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 8 mars 2017, pour le Cours de Philippe Descola, « Les usages de la terre. Cosmopolitiques de la territorialité » aujourd’hui, « Un archipel vertical, l’ayllu de Macha»

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