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François Ier dans l'atelier de Benvenuto Cellini - 1839
Épisode 5 :

« Temps de guerre / temps de statues » : Benvenuto Cellini et les pouvoirs des images

59 min
À retrouver dans l'émission

Quelles ont été "les facilités" proposées par François Ier au sculpteur italien Benvenuto Cellini ? s’interroge le critique d’art, Victor Stoichita. Quelle est "l'ambition demi-logique chez Cellini et comment cette ambition est-elle vouée à créer des simulacres habités par une force secrète"?

François Ier dans l'atelier de Benvenuto Cellini - 1839
François Ier dans l'atelier de Benvenuto Cellini - 1839 Crédits : Francesco Podesti - Getty

Quel est le rapport entre l'artiste et son modèle, lors de la réalisation de la nymphe de Fontainebleau, réalisée en 1542 pour le compte du roi François Iᵉʳ ?

La nymphe de Fontainebleau, 2008
La nymphe de Fontainebleau, 2008 Crédits : Musée du Louvre / Pierre Philibert

Professeur invité au Collège de France, titulaire de la chaire européenne pour l’année 2017-2018, Victor Stoichita nous entraîne depuis le début de la semaine dans une grande interrogation de la figure de l'artiste voyageur de Dürer à Velázquez en passant par Bellini, dans le cadre de sa série sur « l'Europe des images ».

L’historien et critique d’art, d’origine roumaine, spécialiste de la peinture de la Renaissance et du baroque en Italie et en Espagne, mêle l'analyse précise des chefs d'œuvre du sculpteur italien Benvenuto Cellini, aux mémoires de l'artiste qui ont fait date. Nous découvrons la relation entre un commanditaire et l'illustre sculpteur-orfèvre : François Ier se plaint de la "superbe" d’un Cellini, arrivé au sommet de son art, qui suit ses fantaisies

La vie tumultueuse du sculpteur qui a fuit l’Italie pour venir en France, marque son itinéraire artistique. Grâce aux témoignages écrits, chers à Victor Stoichita, à côté des œuvres,  nous voici les témoins littéralement de « l'installation » d'une oeuvre d'art à la Renaissance, en France, sous François 1er, de la visite du roi à la présentation au public. Nous allons de l'atelier de Cellini, qui met en scène son génie créateur, à la cours du roi où les intrigues contre le sculpteur italien se font jour. Avec le séjour de Cellini en France, Victor Stoichita ouvre ainsi le chapitre de la culture politique et il analyse les pouvoirs des images.

Alors comment le sculpteur italien fait-il preuve d'une « sensibilité négative, chargée de violence » ? De Jupiter-François Ier, à la nymphe de Fontainebleau, quel est le passage de la vie à la matière, du modèle au bronze ? Et comment Cellini a-t-il été le premier avec ses amis, à se servir de la salière, objet de grand luxe, hautement symbolique,  réalisé par l'orfèvre-sculpteur et dont le roi aurait dû être le "seul manipulateur"?

Salière de Cellini, pièce d'orfèvrerie en or massif réalisée pour le roi François 1er entre  entre 1539 et 1543 par le sculpteur Benvenuto Cellini
Salière de Cellini, pièce d'orfèvrerie en or massif réalisée pour le roi François 1er entre entre 1539 et 1543 par le sculpteur Benvenuto Cellini Crédits : Musée d'Histoire de l'art de Vienne/Wikicommons

Nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 2 mars 2018 pour le cours de Victor Stoichita, intitulé L’Europe des images, aujourd’hui,  "Temps de guerre / temps de statues" : Benvenuto Cellini et les pouvoirs des images.

Pour prolonger : 

La leçon inaugurale de Victor Stoichita « Les Fileuses de Velázquez. Textes, textures, images » est publiée chez Fayard. 

Parmi ses publications :

L’instauration du Tableau. Métapeinture à l’aube des Temps Modernes (Paris, 1993, nouvelle édition Genève, 1999)

Intervenants
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