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En 1498, Vasco de Gama aborde à Calicut, en Inde (représentation datant de 1900 env.)
Épisode 1 :

Collections, représentations, projections, XVIe-XVIIIe siècles

59 min
À retrouver dans l'émission

Que savent les Européens de l’Inde en 1500 ? « Peu de choses », nous dit Sanjay Subrahmanyam en ouverture de son cours sur « L'Europe et l'Inde : Collections, représentations, projections, XVIᵉ-XVIIIᵉ siècles ». Les Portugais découvrent la société indienne et nous voyons une histoire se construire.

En 1498, Vasco de Gama aborde à Calicut, en Inde (représentation datant de 1900 env.)
En 1498, Vasco de Gama aborde à Calicut, en Inde (représentation datant de 1900 env.) Crédits : Alfredo Roque Gameiro / Bibliothèque Nationale du Portugal / Wikimedia

Cette semaine, nous suivons le cours de Sanjay Subrahmanyam sur "L'Europe et l'Inde" à l'époque moderne.

Depuis sa chaire d'Histoire globale de la première modernité, l’historien polyglotte, né à New Delhi, qui se partage entre l'université de Californie à Los Angeles et le Collège de France où il est professeur invité depuis 2013, nous entraîne à la suite des Portugais à leur arrivée en Inde. Sanjay Subrahmanyam nous met au cœur de la fabrique d’un savoir, pas toujours très précis, ni très sûr, mais au service de la construction d’une histoire et d’une approche ethnographique de l’Inde qui passe par l’oral et par d’autres langues, comme l’arabe pour communiquer au XVIè siècle.

Dans sa leçon inaugurale, rediffusée cet été, Sanjay Subrahmanyam soulignait que :

Les « historiographies se mettent clairement « en conversation » entre 1580 et 1620.

Dans une interview donnée aux Inrockuptibles en 2015 à propos de son approche de l’histoire globale, il remet en question les approches limitées géographiquement : « Mon parti pris, c’est la méfiance contre l’insistance trop lourde sur les aires culturelles. Le modèle de l’histoire connectée s’est forgé contre le modèle des aires culturelles. Cela ne veut pas dire que, par exemple, je ne fais pas l’histoire de l’Inde ; mais je refuse d’être cantonné par l’histoire de l’Inde. C’est pour cela que j’ai parlé d’histoire “connectée”. On m’a dit que cela ne sonnait pas très bien en français, que cela risquait de laisser perplexe beaucoup de gens. C’est pour cela qu’on a choisi le terme “histoire globale” pour ma chaire au Collège. »

L’historien reste attaché à sa liberté de mouvement au service d’une histoire décloisonnée. L’apprentissage des langues étrangères de rencontre dans cette histoire connectée, où les hommes et les biens circulent beaucoup, qu’ils soient marchands, diplomates, missionnaires, soldats ou renégats, lui semble incontournable pour remonter aux sources tamoules, arabes, persanes et portugaises des textes. Cette approche multilingue correspond à ce monde en réseau où l'on va d'une culture à l'autre.

Dans cette leçon, il s’attache aussi à l’apparition des mots pour décrire le monde indien, la « pagode » en 1500 et à leur usage, le terme « loi » employé tout d’abord et avant celui de « caste », qui ne deviendra un concept-maître qu’à la fin di 16e siècle

Et nous gagnons l'amphithéâtre du College de France pour le cours de Sanjay Subrahmanyam, Sur « L'Europe et l'Inde : Collections, représentations, projections, XVIᵉ-XVIIIᵉ siècles », 2 mai 2016

Pour prolonger :

L'année vue par l'Histoire 5/5 Grand Entretien avec Sanjay Subrahmanyam dans le cadre de La Fabrique de l'Histoire

Intervenants
  • Professeur à l'université de Californie à Los Angeles, professeur au Collège de France, Chaire Histoire globale de la première modernité.
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