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Capture de Fort Mertha (Mirtha) Jodhpur, au Rajasthan, par Mirza Sharaf ad-Din Husain, 1561 (oeuvre réalisée en 1590/95)
Épisode 2 :

L’époque moderne

59 min
À retrouver dans l'émission

Comment la représentation de l’Inde évolue-t-elle en Europe ? Qu'est ce qui change avec l'arrivée des jésuites ? Quels rapports se tissent avec les moghols ?

Capture de Fort Mertha (Mirtha) Jodhpur, au Rajasthan, par Mirza Sharaf ad-Din Husain, 1561 (oeuvre réalisée en 1590/95)
Capture de Fort Mertha (Mirtha) Jodhpur, au Rajasthan, par Mirza Sharaf ad-Din Husain, 1561 (oeuvre réalisée en 1590/95) Crédits : Mukund, Khiman Sangtarash, Victoria and Albert Museum, wikicommons

Comment le XVIe siècle marque-t-il les débuts d’une approche ethnographique ? Sanjay Subrahmanyam poursuit son exploration, dans le sillage des Portugais, de l’élaboration d’un savoir plus ou moins juste, à la Renaissance, dans son cours intitulé, « L'Europe et l'Inde : Collections, représentations, projections, XVIᵉ-XVIIIᵉ siècles » . A côté de la vision laïque, portée par les hommes de passage en Inde, commerçants, diplomates, renégats, les Jésuites entrent en scène. Dans la 2e moitié du XVIe siècle, c'est aussi le grand essor de l'empire moghol.

De l’approche du système des castes à la volonté des Jésuites de promouvoir le « bon gouvernement » auprès des monarques indiens et de faire apprendre des Chrétiens, l’historien polyglotte nous confronte à différentes sources dans différentes langues. Cette histoire connectée aborde en particulier aujourd’hui les rapports avec les royaumes musulmans indiens.

Sanjay Subrahmanyam a publié une biographie de _Vasco de Gama_ qui a fait date en mêlant les sources indiennes, arabes et européennes pour remettre en contexte le projet impérial des Portugais en Inde. Dans une interview au Nouvel Obs, en 2012, l’historien explique que

le roi Dom Manuel et Vasco de Gama « se sont lancés dans l'aventure en pensant qu'il y avait en Inde des populations chrétiennes à découvrir et à protéger des musulmans. Dom Manuel entretenait des espérances messianiques -sauver les «chrétiens perdus»- mais aussi mercantiles, faire main basse sur les épices des Indes. » Au départ de cette aventure, il y a beaucoup d’ignorance.

Sanjay Subrahmanyam qui a enseigné dans les plus prestigieuses institutions internationales, de Delhi à Oxford, de l’EHESS à l’université de Californie, tout en étant professeur invité au Collège de France depuis 2013, revendique son approche iconoclaste :

« Mon nomadisme me permet une liberté de circulation précieuse qui m'aide à échapper à l'histoire solennelle, nationaliste et idéologique. Si on veut faire de l'histoire globale, il faut accepter d'être confronté à un monde immense avec tant d'archives, de points de vue, de langues et d'acteurs différents. Mon nomadisme me permet d'absorber des influences multiples. J'ai une conception exigeante mais aussi très ludique de mon métier d'historien «connecté». »

Et nous gagnons l'amphithéâtre du Collège de France pour le cours de Sanjay Subrahmanyam, Sur "L'Europe et l'Inde", à l’époque moderne, le 9 mai 2016[.](http:// http://www.college-de-france.fr/site/sanjay-subrahmanyam/course-2016-05-09-10h00.htm)

Intervenants
  • Professeur à l'université de Californie à Los Angeles, professeur au Collège de France, Chaire Histoire globale de la première modernité.
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