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Voyages de Mirza Abu Taleb Khan, traduction et publication en français de 1811
Épisode 6 :

XVIe-XVIIIe siècles

59 min
À retrouver dans l'émission

Quelle est la perception des Européens par les Indiens à l’époque moderne ? Entre fascination et regard très critique, comment les voyageurs, diplomates, intellectuels indiens présentent-ils l'Europe, ses pays, ses politiques, ses sociétés à leurs compatriotes ?

Voyages de Mirza Abu Taleb Khan, traduction et publication en français de 1811
Voyages de Mirza Abu Taleb Khan, traduction et publication en français de 1811 Crédits : New York Public Library

Pour son ultime cours dans le cadre de la série sur « L'Europe et l'Inde : Collections, représentations, projections, XVIᵉ-XVIIIᵉ siècles », Sanjay Subrahmanyam, illustre spécialiste des histoires connectées, met un coup de projecteur sur les peintures, textes, récits de voyages des Indiens qui s’attachent à décrire les Européens et l’Europe, entre fascination et profonde critique.

Aujourd’hui, la focale est large d’un incident en 1632, un peu oublié, aux textes d’illustres Indo-Persans envoyés en mission en Europe dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Cette enquête débute par l’analyse d’une peinture représentant les Moghols attaquant une ville Portugaise, mais fait remarquable, note notre historien, la ville a un caractère européen comme cela n’a jamais existé en Inde. Dans cette première modernité, les Indiens ont une vision très négative des Européens et des Portugais en particulier. Sanjay Subrahmanyam, comme à son habitude nous livre quelques savoureuses citations.

Si les Indiens ont voyagé en Europe dès le XVIe siècle, il faut attendre le siècle des Lumières pour voir se déployer une connaissance de plus en plus approfondie de l’Europe et de son histoire par les Indiens. Voyageurs, ambassadeurs à Londres ou à Paris et intellectuels de cabinet indo-persans livrent leurs textes et récits à destination d’un public indien. Parmi les plus illustres de ces voyageurs, Sanjay Subrahmanyam s’attachent aux figures de Mirza I’ TISAM AL DIN et de MIRZA ABU TALIB KHAN.

Sanjay Subrahmanyam, qui a enseigné à Delhi et à Oxford, qui se partage entre l’université de Californie et sa chaire d’Histoire globale au Collège de France, où il est professeur invité, rappelle au début de son dernier ouvrage, L'éléphant, le canon et le pinceau : histoires connectées des cours d'Europe et d'Asie, 1500-1750 (Alma Editeur), que

« comprendre l’autre [devient] plus compliqué qu’une histoire de langue ou de langages. Une très abondante littérature, écrit-il, existe déjà sur les rencontres de la première modernité – période s’étendant du XVIe au XVIIIe siècles. Elles insistent avant tout sur les nouvelles formes de perception et d’analyse que ces rencontres ont pu favoriser, ainsi que sur la création ou re-création de certaines disciplines parmi lesquelles une bonne part des sciences sociales modernes. […] Ce faisant, on perd quelquefois de vue le fait que ces relations n’avaient pas lieu entre des sociétés ou des systèmes culturels définis comme tels, mais entre des subcultures particulières ou des segments de la société. »

Et c’est en tenant ces différents fils que nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France pour le cours de Sanjay Subrahmanyam, sur « L'Europe et l'Inde dans la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle », le 13 juin 2016.

Intervenants
  • Professeur à l'université de Californie à Los Angeles, professeur au Collège de France, Chaire Histoire globale de la première modernité.
L'équipe
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