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Lions (ou plutôt lionnes), representations de félins dans la grotte de Chauvet (réplique des peintures du musée Brno Anthropos, en 2009).
Épisode 6 :

Animaux carnivores et hominines en concurrence

59 min
À retrouver dans l'émission

Où vivait le lion des cavernes ? Quel type de chasse à l’ours ont pu pratiquer les hommes? Ont-ils plus goûté l’ours brun que l’ours des caverne? Comment les hominines et les carnivores ont-ils co-évolué ? S’interroge le paléo-anthropologue Jean-Jacques Hublin.

Lions (ou plutôt lionnes), representations de félins dans la grotte de Chauvet (réplique des peintures du musée Brno Anthropos, en 2009).
Lions (ou plutôt lionnes), representations de félins dans la grotte de Chauvet (réplique des peintures du musée Brno Anthropos, en 2009). Crédits : HTO/Wikicommons

A côté de la consommation de la viande, que faisait-il de la peau des animaux chassés? Les Hyènes ont-elles pu consommer des hominines, nos ancêtres préhistoriques ? Quelles sont les traces laissées par les carnivores et les activités de boucherie? 

Jean-Jacques Hublin, professeur à l'Institut Max Planck d'Anthropologie Evolutionnaire (à Leipzig), en Allemagne, professeur invité, titulaire de la chaire internationale de paléoanthropologie au Collège de France, nous entraîne dans une grande exploration des origines de la chasse chez les hominines, dans sa nouvelle série intitulée, « l’homme prédateur ».

La semaine passée, dans les premiers cours que nous avons diffusés, Jean-Jacques Hublin a décrit les différents comportements de prédation de nos lointains cousins les chimpanzés communs et les bonobos pour les comparer avec ceux des hommes et tenter d’analyser « la transition des singes non humains vers les hommes eux-mêmes ». Le paléO-anthropologue nous a introduit aux changements climatiques et aux évolutions des hominines, des lointains ancêtres, plus proches des grands singes, au genre homo, avec son grand cerveau, dont nous faisons partie aujourd’hui. Il a notamment souligné le tournant qu’a pu représenter dans l’évolution, l’apparition d’homo erectus, « très vraisemblablement notre ancêtre direct », sa première occurrence remontant à 1,87 million d’années ». Nous avons vu comment l’apport de viande et de graisse avait contribué à nourrir et développer un cerveau performant mais gourmand en énergie et en protéines. 

Il y a 2 millions d’années environ, les hominines chasseurs occasionnels de viande, intensifient leurs pratiques de prédation et entrent en concurrence avec les autres carnivores. 

Le cours précédent avait ouvert le dossier de la cohabitation, voire de la co-évolution avec les félins sur le terrain de la chasse et du charognage, mais aussi de l’habitat, avec des grottes tantôt occupées par les hommes et tantôt par des carnivores.

Aujourd’hui, il nous introduit à toute une faune sauvage, en Europe, en Eurasie et en Afrique, où l’on croise le lion des caverne, le puma européen, mais aussi de grands carnivores à dent de sabre, qui ont disparu, les machairodontes.

Alors qui chasse quoi et comment l’homme s’avère-il tout chasser, même les grands animaux? Comment la faune des carnivores s’est-elle modifiée entre l’apparition d’homo erectus et l’avènement d’homo sapiens? Comment la relation du couple homme-grands carnivores se termine-t-elle, il y a 25 000 ans?

Et nous gagnons le Collège de France, le 20 novembre 2018 pour le cours de Jean-Jacques Hublin, « Chasseur ou proie ? » (suite)

Intervenants
  • Paléoanthropologue, professeur au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig, titulaire de la chaire Paléoanthropologie au Collège de France.
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