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Perles en coquilles de Nassarius kraussianus datées du paléolithique moyen dont l’ouverture a été réalisée à l'aide d'un outil en os
Épisode 7 :

Nourritures aquatiques

59 min
À retrouver dans l'émission

Perles en coquilles de Nassarius kraussianus datées du paléolithique moyen dont l’ouverture a été réalisée à l'aide d'un outil en os Auteur : Chris Henshilwood (Wikimedia Commons)

Perles en coquilles de Nassarius kraussianus datées du paléolithique moyen dont l’ouverture a été réalisée à l'aide d'un outil en os
Perles en coquilles de Nassarius kraussianus datées du paléolithique moyen dont l’ouverture a été réalisée à l'aide d'un outil en os Crédits : Chris Henshilwood (Wikimedia Commons)

Comment la taille des poissons chats, peut-elle renseigner sur les pratiques de pêche saisonnière et opportuniste, les poissons étant coincés dans des mares de boue à la saison sèche ? Que pouvons-nous apprendre des restes de coquillages trouvés sur les sites où vivait Homo Erectus ou l'homme de Neandertal ?

Jean-Jacques Hublin, professeur à l'Institut Max Planck d'Anthropologie Evolutionnaire (à Leipzig), en Allemagne, professeur invité, titulaire de la chaire internationale de paléoanthropologie au Collège de France, nous entraîne dans une grande exploration pluridisciplinaire de la prédation chez les hominines, dans sa nouvelle série intitulée, "l’homme prédateur".

Dans une interview, donnée au Point en 2016, le paléoanthropologue notait que :

Le cerveau permet de chasser plus efficacement, de fabriquer des armes plus élaborées… Avoir un gros cerveau demande beaucoup d’énergie fournie par l’intestin, mais permet aussi d’extraire plus d’énergie de notre environnement. 

Après avoir analysé les origines de la consommation de la viande et l’intensification des pratiques de chasse, il interroge l’introduction des coquillages et des autres animaux aquatiques ou côtiers, qui a permis aux hominines de diversifier leur régime alimentaire. 

A la lumière des dernières découvertes et des nombreux débats entre les équipes de chercheurs, il s’agit de revisiter avec le "bon oeil" et "le bon microscope", nous dit-il, ce qu’on croyait savoir du menu d’Homo Erectus, il y a deux millions d’années et de celui du genre homo au paléolithique supérieur. 

L’homme de Neandertal était-il un consommateur opportuniste de coquillages ? Quel a été l’intérêt de nos ancêtres préhistoriques pour les milieux côtiers, pour les poissons gras et les fruits de mer, tous les aliments riches en acides aminés gras ? 

Peut-on déceler un intérêt très ancien en fait pour ce type de nourriture, de l’Afrique à l’Europe, en passant par l’Indonésie ? Que nous apprennent les très nombreuses empreintes de pas fossilisées humaines trouvées le long des lacs en Afrique de l’Est ? Comment l’exploitation des ressources aquatiques s’est-elle intensifiée ?

Et nous gagnons le Collège de France, le 27 novembre 2018 pour le cours de Jean-Jacques Hublin, "Nourritures aquatiques". 

Pour prolonger

Sa leçon inaugurale a été publiée chez Fayard en 2017 sous le titre, Biologie de la culture : paléoanthropologie du genre Homo

Plus récemment, il a contribué à « Une histoire des civilisations. Comment l’archéologie bouleverse nos connaissances », sous la direction de Jean-Paul Demoule, Dominique Garcia et Alain Schnapp, aux éditions La Découverte/Inrap.

Intervenants
  • Paléoanthropologue, professeur au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig, titulaire de la chaire Paléoanthropologie au Collège de France.
L'équipe
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