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 Les reines de Perse aux pieds d'Alexandre dit aussi la tente de Darius / Dessin anonyme représentant les Kohekhoe , Le Cap vers 1700, utilisé par François-Xavier Fauvelle durant sa présentation à 7"24
Épisode 5 :

Pierre Briant, Alexandre le Grand, le Proche-Orient hellénistique et les Européens. François–Xavier Fauvelle, pérégrinations et métamorphoses du peuple de la vache

59 min
À retrouver dans l'émission

Comment les différentes interprétations de l’histoire d’Alexandre le Grand et de ses conquêtes ainsi que l’histoire presque sans trace des Khoekhoe, peuvent-elles nous éclairer sur les phénomènes de contacts entre différentes sociétés, sur les idéologies, l’assimilation et les métissages ?

 Les reines de Perse aux pieds d'Alexandre dit aussi la tente de Darius / Dessin anonyme représentant les Kohekhoe , Le Cap vers 1700, utilisé par François-Xavier Fauvelle durant sa présentation à 7"24
Les reines de Perse aux pieds d'Alexandre dit aussi la tente de Darius / Dessin anonyme représentant les Kohekhoe , Le Cap vers 1700, utilisé par François-Xavier Fauvelle durant sa présentation à 7"24 Crédits : Charles Lebrun /South African National, Cape Town Smith & Pheiffer 1993 / CDF

Comment ouvrir son regard ? Nous voici ce matin face à plusieurs histoires qui malgré leur caractère séparé, se rejoignent d’une certaine façon, au point de rencontre d’une Europe impériale et coloniale, qui rassemble descriptions et réflexions, entre empathies et racismes, entre science qui s’élabore et idéologies, sur les peuples du passé et les congénères un peu « étranges » d’autres contrées.

Ce renversement de perspectives, c’est ce que nous propose le colloque « Migrations, réfugiés, exil » au Collège de France, que nous diffusons depuis la semaine passée.

Rappelons le postulat de départ du comité scientifique :

« Depuis l’été 2015, l’afflux massif de réfugiés quittant le Moyen-Orient est généralement présenté dans le débat public comme une « crise des migrants » qui mettrait à l’épreuve les défenses sécuritaires de l’Europe. On pourrait à l’inverse défendre l’idée que ce défi humanitaire place les réfugiés face à la crise de l’Europe. Elle interroge non seulement l’universalité des droits de l’homme, mais l’histoire même des rapports des sociétés aux grandes vagues migratoires qui les constituent. »

Pierre Briant, professeur honoraire au Collège de France, Titulaire de la Chaire « Histoire et civilisation du monde achéménide et de l’empire d’Alexandre », rappelle que le :

« monde hellénistique, issu des conquêtes d’Alexandre, a régulièrement été analysé au miroir des colonisations européennes modernes et contemporaines ».

Ce spécialiste d’Alexandre le Grand a complété son approche antique par un travail historiographique des représentations du roi macédonien et de son empire. De 334, avant notre ère, à sa mort en 323, Alexandre est devenu un mythe en étendant l’empire des Achéménides, des côtes de l'Asie Mineure, jusqu'en Afghanistan et en Inde, en passant par la Perse. Dans une interview pour Le Point en 2013, Pierre Briant soulignait :

« C'est à travers Alexandre que l'on ne cesse de penser les rapports de l'Occident et de l’Orient, que ce soit pour justifier la mission supposée civilisatrice de la conquête, pour mettre en garde contre la perte d'identité possible de l'Europe sous l'effet de l'influence en retour des peuples soumis ou pour dénoncer l'injustice et la violence dévastatrice des dominations ».

Pierre Briant fait rejaillir débats et polémiques des années 1880 aux années 1950, et entendre les voix contradictoires des hommes politiques et des historiens sur les rapports migrants-colons et peuples colonisés, des Grecs au XXe siècle.

Comme Pierre Briant, l’historien et archéologue, François–Xavier Fauvelle, Directeur de recherche CNRS à l’université de Toulouse Jean-Jaurès, fait dialoguer texte écrit et archéologie pour reconstruire la société pastorale et nomade des Khoekhoe qui tient la vache – richesse et monnaie rituelle - comme son ciment idéologique, tandis que le kraal qui la caractérise, est à la fois enclos des bovins, « campement de huttes, et unité sociale et politique ». Ses migration et ses pérégrinations, du Soudan, il y a 6-7 000 ans à sa disparition, il y a 2 siècles, mettent-elles à jour une transformation sous la forme d’une percolation, demande le chercheur ? Dans cette longue marche, ce qui « perdurerait c’est l’idéologie de la vache ».

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France pour la matinée du 14 octobre 2016 avec en première partie : Pierre Briant, « Colonisation et migrations. Les Grecs et les autres au Proche-Orient hellénistique », suivie, en seconde partie de François–Xavier Fauvelle, « La quête du kraal : pérégrinations et métamorphoses du peuple de la vache ».

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