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Crâne 5 de la Sima de los Huesos d'Atapuerca en Espagne surnommé Miguelón, dégagé en 1992 avant la découverte ultérieure de sa mandibule.
Épisode 1 :

Jean-Jacques Hublin : La diversification du Pléistocène moyen

59 min
À retrouver dans l'émission

Pourquoi il ne reste plus qu’une seule espèce humaine ? Pourquoi a-t-elle colonisé toute la planète ? Quelles questions soulève la mandibule d’Homo Heidelbergensis ?

Crâne 5 de la Sima de los Huesos d'Atapuerca en Espagne surnommé Miguelón, dégagé en 1992 avant la découverte ultérieure de sa mandibule.
Crâne 5 de la Sima de los Huesos d'Atapuerca en Espagne surnommé Miguelón, dégagé en 1992 avant la découverte ultérieure de sa mandibule. Crédits : José-Manuel Benito Álvarez / wikicommons

Nous continuons notre exploration du genre homo et des origines de notre espèce, avec Jean-Jacques Hublin, professeur invité au Collège, titulaire de la chaire, Paléoanthropologie et nous ouvrons aujourd’hui une nouvelle série de cours consacrés à « Néandertal et Dénisovien », qui fait suite à la question de la première sortie d’Afrique (diffusée la semaine passée).

Le chercheur plante le décor, l’environnement géographique et en particulier celui des évolutions climatiques qui vont guider les processus évolutifs. Cette nouvelle série va aussi mettre à l’honneur la « paléogénétique », domaine dans lequel le département d'Évolution humaine que dirige Jean-Jacques Hublin, depuis 2004, à l'Institut d'anthropologie évolutive Max Planck de Leipzig en Allemagne, s’est distingué.

Dans une interview donnée au Monde en 2014, le paléoanthropologue revenait sur cette révolution technologique et ses avancées scientifiques :

"Du fait de la baisse énorme des coûts du séquençage et de la résolution d'importants problèmes méthodologiques pour extraire l'ADN fossile en évitant sa contamination par de l’ADN moderne, le département génétique a pu prouver l’hybridation entre l’homme de Néandertal et l’homme moderne en 2010".

"Cette découverte n'a tait que confirmer ce que beaucoup supposaient, poursuit-il. Deux espèces sœurs de mammifères, séparées depuis moins de 2 ou 3 millions d’années, ont toutes les chances de pouvoir s’hybrider, voire de produire une descendance féconde. Les hommes modernes et les néandertaliens s'étant séparés depuis environ un demi-million d’années, la plupart des spécialistes convenaient qu’une hybridation avait pu se produire. La vraie question portait plutôt sur l’ampleur du phénomène: cosmétique ou massif. Les opinions étaient très variées. Pour l’heure, la paléogénétique tranche plutôt, conclut-il, en faveur du cosmétique, avec seulement 2 % du génome de populations humaines non africaines actuelle venant de l’homme de Néandertal."

Mêlant techniques pointues et approche interdisciplinaire, le paléoanthropologue nous entraîne dans une nouvelle odyssée humaine et scientifique, aux confins des âges et au plus près de nous, cette semaine.

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, pour le cours de Jean-Jacques Hublin, intitulé " Néandertals et Dénisoviens", "La diversification du Pléistocène moyen", le 6 octobre 2015.

Pour prolonger :

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Intervenants
  • Paléoanthropologue, professeur au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig, titulaire de la chaire Paléoanthropologie au Collège de France.
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