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 Fouilles d'un camp d'Homo heidelbergensis menées en 2008 sur le site de Gran Dolina, dans la commune d'Atapuerca, en Espagne.  Sous les planches ont été trouvés les premiers restes d'Homo antecessor.
Épisode 2 :

Jean-Jacques : L’origine des Néandertaliens

59 min
À retrouver dans l'émission

Comment reconnaît-on les premiers Néandertaliens ? Que nous dit la paléogénétique sur le temps de divergence entre la lignée qui mène à l’homme moderne – la lignée africaine – et la lignée eurasiatique des Néandertaliens et du groupe frère asiatique des Dénisoviens ?

 Fouilles d'un camp d'Homo heidelbergensis menées en 2008 sur le site de Gran Dolina, dans la commune d'Atapuerca, en Espagne.  Sous les planches ont été trouvés les premiers restes d'Homo antecessor.
Fouilles d'un camp d'Homo heidelbergensis menées en 2008 sur le site de Gran Dolina, dans la commune d'Atapuerca, en Espagne. Sous les planches ont été trouvés les premiers restes d'Homo antecessor. Crédits : Mario Modesto Mata via Wiki Commons

Peut-on trouver le dernier ancêtre commun ? Que nous dit la paléontologie quand on compare l’anatomie des néandertaliens et de l’homme moderne ?

Jean-Jacques Hublin, qui dirige le département d’évolution de l’homme de l’Institut Max Planck de Leipzig en Allemagne, professeur invité au Collège de France, depuis 2014, où il est titulaire de la chaire, Paléoanthropologie, interroge aujourd’hui l’origine des néandertaliens.

Il met en perspective les représentations et les hypothèses issues des premières découvertes avec les apports les plus récents de la recherche archéologique et génétique, une recherche soutenue aussi bien, en ce XXIe siècle, par les avancées génétiques, l’analyse moléculaire des fossiles que la révolution numérique avec la puissance des ordinateurs et le développement des images et des réalités virtuelles.

Dès 2009 dans Sciences et Avenir Jean-Jacques Hublin, prédisait que :

"des milliers de datations étaient sans doute à revoir" avec de nouvelles méthodes qui "vieilliraient sans doute les résultats".

Les discussions entre disciplines affleurent : ainsi, le débat entre généticiens qui ont séquencé le génome neandertalien et paléontologues sur la divergence « néandertalien / homme moderne ». Dès lors, comment situe-on de la coalescence à l’isolement reproductif complet, la séparation des populations, les différences phénotypique ?

Le paléoanthropologue nous entraîne d’un site à l’autre, mettant en valeur les « découvertes qui ont pesé beaucoup », comme celle de 28 individus, squelettes fragmentés, qui ont fourni de nombreuses informations sur l’origine des Néandertaliens, sur le site de Sima de los Huesos, à Atapuerca, en Espagne. Neandertal se révèle comme un homme extrêmement robuste, aux proportions corporelles très différentes de celles de l’homme moderne. Que dire aussi des visages ? La face de l’homme moderne est relativement courte et aplatie, quand celle de Neandertal est très longue, avec un front fuyant, un « prognathisme méso-facial », une absence de menton mais une dentition épaisse.

Jean-Jacques Hublin explique dans Science et Avenir, 2015 :

« Je m’intéresse plus à ce qui nous distingue en creux, nous Homo sapiens, qu’à ce qui nous unit à Neandertal ». Il imagine cet hominine disparu « câblé différemment sur le plan neurologique et différent dans ses relations aux autres ».

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, pour le cours de Jean-Jacques Hublin, intitulé « L’origine des Néandertaliens » le 13 octobre 2015.

Intervenants
  • Paléoanthropologue, professeur au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig, titulaire de la chaire Paléoanthropologie au Collège de France.
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