LE DIRECT
Yumen Guan Dunhuang Jiuquan Gansu China, en 2015 敦煌 玉门关遗址 During the Han dynasty (202 BC - 220 AD), Yumen Pass was a pass through which the Silk Road passed, and was the one road connecting Central Asia and China.
Épisode 1 :

Universalité chinoise et espace civilisé

59 min
À retrouver dans l'émission

"Qu'est-ce que la Chine?" demandent aujourd’hui les intellectuels chinois. Comment le "monde civilisé en contexte chinois est-il bordé et borné par les rites et constitué d’un maillage serré de relations de continuités qui se croisent en tout sens"? s'interroge la sinologue, Anne Cheng.

Yumen Guan Dunhuang Jiuquan Gansu China, en 2015 敦煌 玉门关遗址 During the Han dynasty (202 BC - 220 AD), Yumen Pass was a pass through which the Silk Road passed, and was the one road connecting Central Asia and China.
Yumen Guan Dunhuang Jiuquan Gansu China, en 2015 敦煌 玉门关遗址 During the Han dynasty (202 BC - 220 AD), Yumen Pass was a pass through which the Silk Road passed, and was the one road connecting Central Asia and China. Crédits : Wikicommons/Hiroki Ogawa

Depuis quand le Pays du Milieu a-t-il "conscience d’être la Chine"? Quel est le "continuum chinois" ? Que résument les formules canoniques 

"Faire du monde entier sous le Ciel, une seule famille?" 

et "Faire des pays centraux un seul homme?". 

Nous débutons aujourd’hui le troisième cycle, d’une série au "titre large", "Universalité, mondialité, cosmopolitisme - Chine, Japon, Inde", initiée en 2015-2016, par Anne Cheng, titulaire de la chaire «Histoire intellectuelle de la Chine». 

"A rebours des discours ambiants, ceux des médias et ceux des autorités chinoises, sur la Chine, entité autosuffisante", selon ses mots l’an passé, la sinologue renoue le fil avec son interrogation pluriannuelle et nous propose de « décentrer la Chine », de regarder au-delà de son poids économique et géopolitique, de questionner les empires antiques sur la longue durée et un "espace circulatoire plus large" où s’esquissent les interactions avec les grands voisins, l’Inde et le Japon. Il s’agit de « d’interroger », nous dit-elle, la "prétention chinoise à l’universalité". 

"Ne serait-il pas temps de considérer la Chine dans ses rapports au monde, plutôt que comme un monde en soi? Alors que la Chine se projette hors de ses frontières, ne faut-il pas casser cette autosuffisance?" 

"Cette prétention à l’universalité a-t-elle un fondement historique" demande encore Anne Cheng, alors que la Chine s’est lancée dans l’ambitieux projet « One Belt, one road », selon la traduction anglaise de la volonté de la Chine de ceinturer une partie du monde (il n’y a guère que le continent américain pour échapper, semble-t-il, à la nouvelle route de la soie qui relie la Chine par voie terrestre et maritime à ses voisins et aux pays plus lointains engagés dans les échanges avec elle). Comment cette nouvelle route contourne-t-elle l’Inde, la question est esquissée aujourd’hui. 

Dans ce cours et ceux qui suivent, Anne Cheng nous offre à la fois un résumé des notions complexes issus des cycles précédents et une introduction aux interrogations de cette année, en mêlant de manière sonore et pédagogique des extraits de textes anciens et emblématiques, de l’organisation anthropocosmique du Pays du Milieu. Nous retrouvons le Traité des Rites, l’humanisme confucéen, les écrits de Mencius… 

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le 16 nov 2017 pour le cours d’Anne Cheng , "Universalité, mondialité, cosmopolitisme - Chine, Japon, Inde - suite », aujourd’hui « Universalité chinoise et espace civilisé »

Intervenants
  • Sinologue, titulaire de la chaire « Histoire intellectuelle de la Chine » au Collège de France.
L'équipe
Réalisation
Coordination

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......