LE DIRECT
Sermon in the Deer Park depicted at Wat Chedi Liem-KayEss
Épisode 9 :

La voie de Bouddha en Chine

59 min
À retrouver dans l'émission

Quel pays est appelé Yin du ? Comment Bouddha conquiert la Chine ?

Sermon in the Deer Park depicted at Wat Chedi Liem-KayEss
Sermon in the Deer Park depicted at Wat Chedi Liem-KayEss Crédits : Wikicommons

Anne Cheng, titulaire de la chaire «Histoire intellectuelle de la Chine» achève aujourd’hui la 2e partie de sa série pluri-annuelle intitulée, "Universalité, mondialité, cosmopolitisme - Chine, Japon, Inde ». Nous découvrons cette semaine comment la Chine a pu « siniser » le bouddhisme, comment les investigations aux confins du Pays du Milieu ont permis la rencontre avec une spiritualité universaliste et pacifique.

Cette série questionne « la prétention chinoise à l’universalité » comme le dit Anne Cheng et son rapport à la « centralité » et aux grands voisins indien et japonais dans la pensée classique.

Dans son ouvrage, Histoire de la Pensée Chinoise, Anne Cheng remet en perspective la sinisation du bouddhisme.

"En Inde, où elle présente déjà un bouleversement, souligne-t-elle, l’aventure bouddhique commence avec Gautama Sakyamuni (env 560-480 av JC), contemporain de Confucius. Ce prince héritier d’un petit royaume au pied de l’Himalaya, atteint à 35 ans l’illumination sous l’arbre de l’Eveil, il est connu comme le Bouddha « l’éveillé ». Il passe ensuite le reste de sa vie à enseigner. Il meurt à l’âge de 80 ans".

La sinologue souligne que "le message bouddhique s’impose comme universel, transcendant. Il incorpore certains éléments de la pensée indienne comme la notion de Karma et de renaissance."

Du côté chinois, dans le même ouvrage, Anne Cheng, rappelle que

"sous les Han, l’intérêt pour le bouddhisme se concentre de prime abord sur l'immortalité de l’âme ainsi que sur les cycles des renaissances et le karma. Ces notions sont d'abord comprises dans le contexte de la mentalité religieuse taoïste en terme de « transmission du fardeau. Le bien ou le mal commis par les ancêtres étant susceptible d'influencer la destinée des descendants, l'individu est passible de sanctions pour des fautes commises par ses ascendants. Mais alors que les taoïstes s’attachent au caractère collectif de la sanction de responsabilité individuelle introduite par la conception bouddhique du karma apparaît comme une nouveauté…"

Et nous gagnons l’amphithéâtre du Collège de France, le dernier, pour le cours d’Anne cheng, "Universalité, mondialité, cosmopolitisme - Chine, Japon, Inde », du bouddhisme en chine

L'équipe
Réalisation
Coordination

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......