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Le géographe, naturaliste et explorateur Alexander von Humboldt (1769-1859) dans sa grande bibliothèque au large éventail d'intérêts, rue Oranienburger, à Berlin. Il a entrepris une expédition de 5 ans en Amérique latine en 1799.

Vivre dans la bibliothèque du monde, leçon inaugurale de William Marx

58 min
À retrouver dans l'émission

Quelles "étoiles nouvelles" a fait monter le poète, né à Cuba, José Maria de Heredia, dans la poésie française, lui qui aurait pu écrire en espagnol? Son voyage à rebours des conquérants, nous dit William Marx, nous fait découvrir "la mystérieuse beauté d’un ciel inconnu".

Le géographe, naturaliste et explorateur Alexander von Humboldt (1769-1859) dans sa grande bibliothèque au large éventail d'intérêts, rue Oranienburger, à Berlin. Il a entrepris une expédition de 5 ans en Amérique latine en 1799.
Le géographe, naturaliste et explorateur Alexander von Humboldt (1769-1859) dans sa grande bibliothèque au large éventail d'intérêts, rue Oranienburger, à Berlin. Il a entrepris une expédition de 5 ans en Amérique latine en 1799. Crédits : Lithographie d'après une aquarelle d'Eduard Hildebrandt/Getty - Getty

Cette leçon inaugurale n'ayant pu être diffusée comme prévu le 15 septembre, nous vous la proposons à l'écoute à l'issue de la série de cours de William Marx, en cette fin de semaine.

Nous voici sensibles à "l’apparition d’astres ignorés", grâce au poème "Les Conquérants" de José Maria de Heredia que lit et analyse William Marx dans sa leçon inaugurale.

Ou, penchés à l’avant des blanches caravelles,                            
Ils regardaient monter en un ciel ignoré                            
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles. (dernier tercet,  « Les conquérants », in Les trophées)

Titulaire de la chaire « Littératures comparées » au Collège de France, William Marx est spécialiste des traditions littéraires française, anglo-américaine, italienne et germanique comme des littératures grecques et latines. Il  a été notamment professeur à l’Université Paris Nanterre de 2009 à 2019.

Pour Jean-Louis Jeannelle au journal Le Monde, William Marx revient sur son parcours de comparatiste, le 20 janvier 2020, au moment de sa leçon inaugurale :

« Adolescent, j’étais passionné de littérature latine et grecque : mon projet, à l’entrée de l’Ecole normale supérieure en 1986, était de devenir professeur de grec. J’ai fait de la papyrologie et suivi des cours de grammaire comparée – j’ai appris le sanskrit et le hittite. Alors, je m’intéressais moins à la littérature qu’à la langue et à la grammaire : j’aimais comparer, et mon mémoire de maîtrise traitait des bibliothèques publiques à Rome, plus précisément du transfert d’un fait culturel grec dans le monde romain. C’est en passant l’agrégation de lettres classiques que j’ai trouvé un intérêt nouveau à la littérature et à la critique. »

Que peuvent les littératures comparées ?

Dans sa leçon inaugurale, William Marx propose de sortir des chausses-trapes de la littérature globale et de s’ouvrir aux « bibliothèques hétérogènes » :

"Ne lire qu’une seule littérature, c’est se condamner à en faire un point aveugle. Plutôt que de dire ce qu’est la littérature ou notre littérature, disons d’abord ce qu’elle n’est pas, quels sont ses marges, ses alentours, observons-la depuis les littératures autres."

"Si cette chaire a un sens, nous dit-il encore, il ne peut être que d’entrouvrir la porte de cette bibliothèque mondiale afin de faire de nous des lecteurs sans limites, des lettrés capables d’enjamber le problème de la littérature, capables de lire par-delà la littérature."

"Ce n’est nullement un hasard si l’idée de littérature mondiale, de Weltliteratur, émergea à l’époque de Goethe, note encore William Marx, juste après que se fut cristallisé le concept de la littérature elle-même."

Alors qu’est-ce qu’on fait quand on interprète ? Quels lecteurs sans limites pouvons-nous être ?

Nous gagnons le Collège de France, le 23 janvier 2020, pour la leçon inaugurale de William Marx, intitulée “Vivre dans la bibliothèque du monde”.

Pour prolonger :

Notre philologue, historien de la littérature va nous conduire à tenir plusieurs fils, au plus près des textes, en se gardant des anachronismes, dans sa leçon inaugurale et sa première série de cours au Collège de France, intitulée "La bibliothèque des étoiles nouvelles".

La leçon inaugurale, Vivre dans la bibliothèque du monde, est publiée chez Fayard avec le Collège de France.

William Marx est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels L’Adieu à la littérature (Minuit, 2005), Vie du lettré (Minuit, 2009), Le Tombeau d’Œdipe (Minuit, 2012), La Haine de la littérature (Minuit, 2015), Un savoir gai (Minuit, 2018). Egalement philologue, William Marx a établi des éditions critiques, comme celle du dernier tome des Cahiers 1894-1914 de Paul Valéry (Gallimard, 2016), ou encore des notes de T.S. Eliot sur le cours d’Henri Bergson au Collège de France

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Bibliographie

Vivre dans la Bibliothèque du monde, Leçon inaugurale de William Marx

Vivre dans la bibliothèque du mondeWilliam MarxFayard / Collège de France, 2020

Intervenants
  • Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire "littératures comparées". Ecrivain français, essayiste, critique et historien de la littérature.
L'équipe
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