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Enterrement de victimes de la peste à Tournai. Détail / miniature des "Chroniques et annales de Gilles Le Muisit", abbé de Saint-Martin de Tournai
Épisode 5 :

Yersinia pestis, histoires naturelles, partie I : sur la trace des rats

58 min
À retrouver dans l'émission

Pourquoi les observateurs européens n'ont-ils pas vu mourir les rats & le bubon suffit-il à établir le diagnostic rétrospectif de la peste? demande Patrick Boucheron. Quelle a été la vitesse de propagation de la peste en 1801? L'étiologie de la Yersinia pestis vaut-elle pour les périodes anciennes?

Un groupe de bactéries Yersinia pestis observé au microscope électronique.
Un groupe de bactéries Yersinia pestis observé au microscope électronique. Crédits : Rocky Mountain Laboratories, NIAID, NIH / Wikicommons

Patrick Boucheron,  titulaire de la chaire Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIᵉ-XVIᵉ siècle nous propose cette semaine une grande enquête interdisciplinaire et « pluriséculaire » autour de la peste noire, pandémie qui a frappé l’Europe au milieu du XIV e siècle.

Dans le cours précédent, nous avons rencontré un premier médecin, Adrien Proust qui a flairé les rats avant les découvertes d'Alexandre Yersin autour du bacille de la peste et du rat comme hôte et celle de Paul Louis Simond qui a identifié la puce du rat comme vecteur de la peste : 

« Ce jour-là, le 2 juin 1898, j’éprouvais une émotion inexprimable à la pensée que je venais de violer un secret qui angoissait l’humanité depuis l’apparition de la peste dans le monde », note le chercheur, cité, Patrick Boucheron. 

Le lien est fait entre la puce, le rat et la peste. Notre historien médiéviste qui s'interroge sur la polysémie emblématique du mot peste depuis Thucydide, en 430 avant notre ère et sur l'identification des épidémies de pestes buboniques, celle dite de Justinien à partir de 541, pour comprendre notamment la peste noire au milieu du XIVe siècle, qui fait l'objet de son enquête en 2021, a ouvert alors la grande question de l'aveuglement européen sur les rats ... 

Pour ce 5e cours, nous retrouvons Patrick Boucheron toujours sur la trace des rats à propos de la peste noire. Il indique :

"Les modes de transmission de Yersinia pestis font l’objet d’études biologiques et épidémiologiques de plus en plus poussées, à partir du tableau clinique actuel mais aussi de la modélisation rétrospective des sources du passé. Pourtant, la virulence de l’épidémie médiévale reste difficilement compréhensible en appliquant de tels modèles". 

L'historien médiéviste travaille sur "d’autres hypothèses sur la possibilité d’une contagion interhumaine et la persistance de foyers pesteux en Europe, qui prennent en compte la dimension environnementale d’un récit global mais discontinu de l’épidémie".

Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (11 mars 1799) par Antoine-Jean Gros  (1771–1835), Musée du Louvre
Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (11 mars 1799) par Antoine-Jean Gros (1771–1835), Musée du Louvre Crédits : Antoine-Jean Gros / Wikiccomons

Nous gagnons le Collège de France les 26 janvier et 2 février  2021, pour le cours de Patrick Boucheron, aujourd’hui, Yersinia pestis, histoires naturelles

Bibliographie

Intervenants
  • Historien, professeur au Collège de France, titulaire de la Chaire d’histoire des pouvoirs en Europe occidentale (XIIIe-XVIe siècle)
L'équipe
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