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Mandy, d'Alexander Mackendrick, 1952

Mandy, d'Alexander Mackendrick : ressortie en salle d'un chef-d'oeuvre du cinéma anglais

3 min
À retrouver dans l'émission

Quand un maître de la comédie anglaise réalise un drame bouleversant sur la surdité enfantine.

Mandy, d'Alexander Mackendrick, 1952
Mandy, d'Alexander Mackendrick, 1952 Crédits : Tamara Distribution

Au nom d'Alexander Mackendrick, américain élevé en Écosse et qui fit toute sa carrière de cinéaste entre Londres et Hollywood, viennent à l'esprit certains films fameux comme Le grand chantage (1957) , portrait au vitriol des moeurs la presse américaine, ou Tueurs de dames, monument d'humour noir avec Alec Guiness (1955). On cite plus rarement Mandy, que Tamasa a l'excellente idée de ressortir en salle (visible depuis le 5 avril), drame social et film documentaire sur la surdité enfantine, ses affres et sa thérapie. Née sourde, mal que ses parents ne découvrent que tardivement, la petite Mandy (formidable Mandy Miller) est placée dans un institut spécialisé où elle parvient peu à peu à découvrir l'existence du son, à faire naître sa propre voix, échappant ainsi à son incarcération psychique et à sa solitude. Un parcours douloureux, marqué par les querelles internes de son école, la tension entre ses parents (son père plutôt protecteur, sa mère optant pour une socialisation de l'enfant), des expériences traumatiques (un accident évité de justesse, panique agressive à l'égard d'un garçonnet). Sublimée par la photographie en noir et blanc de Douglas Slocombe et une mise en scène totalement maîtrisée, sans pause ni larmoiement, Mandy nous revient dans une copie parfaitement restaurée. Retrouvaille avec un chef-d'oeuvre qui reçut, en 1953, le prix du jury du Festival de Venise.

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