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Le PDG d'Instagram, Adam Mosseri, en avril 2019 pendant la conférence de développeurs Facebook F8

Facebook perd une bataille de la guerre psychologique

2 min
À retrouver dans l'émission

Instagram a renvoyé lundi son projet d'Instagram pour les moins de 13 ans sine die. Les révélations du Wall Street Journal sur son désintérêt pour la santé mentale des jeunes a choqué aux Etats-Unis. En France, on préfère responsabiliser les réseaux sociaux...

Le PDG d'Instagram, Adam Mosseri, en avril 2019 pendant la conférence de développeurs Facebook F8
Le PDG d'Instagram, Adam Mosseri, en avril 2019 pendant la conférence de développeurs Facebook F8 Crédits : JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - AFP

Vous avez déjà vu un stagiaire poser une question publiquement au PDG d’une multinationale ? Et bien chez Facebook, c’est possible. Chaque semaine, Mark Zuckerberg répond aux questions des salariés de Facebook depuis le siège de Menlo Park, près de San Francisco. Un bâtiment géant d’un confort inouï avec un parc verdoyant sur le toit. C‘est une réunion qui prend du temps, tout le monde peut poser sa question au patron, même les stagiaires, et Zuckerberg répond à tout.

Jeudi dernier, après les révélations du Wall Street Journal assurant que Facebook avait conscience des dégâts d’Instagram sur la santé mentale des adolescentes, un employé a demandé : “le taux de suicide chez les ados a augmenté de 20 % ces quatre dernières années. Il est prouvé qu’Instagram est toxique pour les enfants. Que comptez-vous faire pour résoudre ce problème ?” Pour une fois, c'est Adam Mosseri, le patron d’Instagram, qui a répondu. Il a ignoré les accusations et assuré que la recherche interne d’Instagram prouvait tout autant que l'application améliorait la situation de jeunes filles en détresse. Depuis, l'entreprise a quand même mis en pause l'Instagram destiné aux moins de 13 ans . Mais le patron d'Instagram n’en démord pas. Dans un récent podcast, Adam Mosseri a fait une étrange analogie : "nous savons que beaucoup de gens meurent dans des accidents de voiture, mais dans l’ensemble, les voitures créent beaucoup plus de valeur dans le monde qu’elles n’en détruisent. Je pense que c’est la même chose pour les médias sociaux." Ces propos ont réveillé la machine démocratique américaine : demain, au Congrès, les élus qui critiquent “la mentalité faisant passer les profits avant les vies d’enfants,” auditionneront plusieurs responsables de Facebook.

Et en France ? Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer s’est entendu lundi avec les représentants des réseaux sociaux. Et promis, ces derniers participeront à des campagnes de prévention contre le cyberharcèlement, prendront en charge les ados qui en sont victimes et feront respecter la limite d’âge de 13 ans. Bon, on ne sait pas encore comment : en attendant, un collège privé du Rhône a pris les devants et a souscrit pour 1 400 élèves une assurance contre le cyberharcèlement qui prend en charge les frais d'avocats, de psychologues, et de nettoyage des réseaux sociaux.

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