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Sur les réseaux sociaux, la campagne de Macron ne se limite pas aux selfies...

Guide de campagne électorale sur les réseaux sociaux

2 min
À retrouver dans l'émission

Les présidentielles approchent à petits pas et les candidats investissent le champ numérique à petits frais. Les réseaux sociaux, une aubaine pour les communicants politiques ?

Sur les réseaux sociaux, la campagne de Macron ne se limite pas aux selfies...
Sur les réseaux sociaux, la campagne de Macron ne se limite pas aux selfies... Crédits : Ludovic MARIN - AFP

Sur les réseaux sociaux, la campagne pour les élections présidentielles est déjà intense. C’est normal : le temps de parole des politiques n’y est pas règlementé. Les seules lois à respecter concernent les infox et les contenus haineux. Pour les partis, être sur réseaux sociaux, c'est comme distribuer des tracts sur un marché. Comme certains organisent des meetings en choisissant une ville plutôt qu’une autre, les politiques prennent la parole sur Twitch ou Instagram. 

Le mythe d'une communication parfaite

Tout ce monde a en tête la Bestia de la Lega, oui, la "bête" de la Ligue de Matteo Salvini, l’ex-ministre italien de l’intérieur qui avait transformé son parti en force nationale d’extrême droite. Mis au point par un proche du médiatique Salvini, il y a quelques années, le logiciel analyserait les réactions à une publication sur les réseaux et répondrait par une publication adaptée aux peurs et aux attentes des internautes. Pour l’entourage de Salvini, la capacité à rebondir sur les ressentis des jeunes paie plus que la rigueur idéologique.

Une campagne qui décolle lentement

En France le baromètre Favikon (du nom de la start-up de marketing d’influence) classe les politiques selon leur poids sur les réseaux sociaux. Favikon étudie le nombre d’abonnés, la diversité des réseaux sur lesquels la personnalité politique est active et la capacité de son audience a amplifié les publications. À ce jeu, c'est Emmanuel Macron qui est en tête, grâce à ses 20 millions d’abonnés répartis sur un grand nombre de réseaux. Eric Zemmour est juste derrière, remonté de 58 places en quelques semaines. Son audience est faible mais l’engagement et l’activisme de ses partisans sont très élevés. Ça se voit sur TikTok, où ses soutiens rediffusent des extraits de ‘clashs’ ou des punchlines du candidat putatif chaque jour sur des quantités de comptes. En troisième position, Jean-Luc Mélenchon table sur une forte audience et une présence sur tous les réseaux, mais sa dynamique numérique est un peu moins forte qu’en 2017. De son côté, Marine Le Pen est elle distancée par Eric Zemmour. Particularité: elles se présente comme une femme du terroir et elle a fait ses début sur TikTok vendredi.

Moins polarisants, les autres candidats sont moins visibles sur les réseaux sociaux. Chez les écologistes, la radicalité de Sandrine Rousseau l'a rendue beaucoup plus populaire que Yannick Jadot, qui apparaît plus conventionnel. Les plus effacés sont les candidats de droite, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, et Anne Hidalgo à gauche. Pour l’instant, les tweets qui génèrent le plus d’engagement à la mention d’Hidalgo sont ceux des anti-hidalgistes qui surfent sur la notoriété du #SaccageParis.

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