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Modérer ou réguler : les réseaux sociaux cherchent la parade

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La modération de contenu brasse des moyens considérables chez Facebook. Pourtant, sa mise en œuvre est souvent critiquée. Comment décider de ce qui apparaît en ligne ?

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. Crédits : Kirill KUDRYAVTSEV - AFP

L’algorithme de Facebook est une sorte de main invisible qui vous assure de voir les photos du mariage de votre meilleur ami en haut de votre page plutôt que la photo de l’assiette d’un ex-camarade de classe oublié. Mais comme le but de Facebook est d’attirer votre attention, le jour où cet ex-camarade de classe relaie une rumeur complotiste, vous la verrez apparaître davantage que n’importe quelle autre publication.

Jusqu’ici, Facebook a privilégié la modération. La firme y a investi 11 milliards d’euros depuis 2016 et emploie 40 000 personnes pour assurer la sécurité des contenus, dont 15 000 modérateurs répartis à travers le monde. Beaucoup de ces modérateurs sont employés par des sous-traitants. Selon le magazine Wired, Facebook fait ici face à la concurrence de TikTok, qui elle a choisi d’intéger ses modérateurs à l’entreprise - 600 modérateurs auraient quitté la maison Facebook pour TikTok.

Facebook dit avoir déjà supprimé plus de 20 millions de ‘fake news’ sur le Covid-19. Sauf que la modération a ses limites. Vendredi, Human Rights Watch accusait Facebook d’avoir supprimé des publications pro-palestiniennes lors des violences de mai en Israël et dans les Territoires palestiniens. Même des articles de médias partagés sur la plateforme auraient été supprimés. Autre exemple, en août, juste après la prise de pouvoir talibane en Afghanistan , WhatsApp a fermé une ligne de secours, mise en place par les Talibans pour que les citoyens puissent signaler de la violence ou du pillage.

Alors, depuis la semaine dernière et les accusations portées par la lanceuse d’alerte et ex-employée de Facebook, c’est l’algorithme de Facebook qui est visé. En France, Thomas Piketty appelle à la nationalisation de cet algorithme et à une régulation stricte, imposée par la puissance publique, qui reprendrait en main ce qu’on a le droit ou non de mettre dans l’algorithme, assure l’économiste. Un récent éditorial du Financial Times allait dans le même sens, en proposant une agence de régulation des données sur le modèle des agences de supervision bancaire.

Mais s’en prendre nationalement à l’algorithme de Facebook est un vieux fantasme, assure le spécialiste de l’industrie de la Tech Frederic Fillioux dans sa newsletter. Techniquement, cela serait techniquement beaucoup trop compliqué. Fillioux prône au contraire une coopération multilatérale entre puissance publique européenne et américaine, les deux entités qui comptent ; les autres suivront, dit Fillioux, avant de conclure : “l’Europe, aiguillonnée par la France, poussant l’administration américaine à contenir l’entreprise planétaire la plus toxique jamais inventée, ça aurait de la gueule, non ?”

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