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Vaccinés au doute...

Viralité et pandémie : les réseaux sociaux face à la désinformation

2 min
À retrouver dans l'émission

À l'heure où les plateformes numériques durcissent leurs politiques contre la désinformation, le mouvement opposé à la vaccination se retranche et se radicalise.

Vaccinés au doute...
Vaccinés au doute... Crédits : Catherine Falls Commercial - Getty

Plus ils se marginalisent, plus ils se radicalisent : c’est le mouvement antivaccin. Dans les rues ou sur les réseaux, les agressions se multiplient. Karine Lacombe, Jérôme Marty, Franck Clarot... les médecins médiatiques sont quotidiennement visés par des messages de haine envoyés par email ou sur les réseaux. Le généraliste occitan Jérôme Marty vit par exemple sous protection. Selon l’Obs, “Le Conseil national de l'Ordre des Médecins a recensé à ce jour une vingtaine de plaintes de médecins pour harcèlement et/ou menaces de mort.”

Sur les réseaux sociaux, les antivaccins se vivent comme des résistants. Sur le compte Twitter du site critique de la stratégie sanitaire “ReInfo Covid”, des commentaires font référence à des théories sataniques. Pour traiter le Covid19, ils préconisent des traitements comme l’ivermectine, ce vermifuge pour chevaux vanté comme remède miracle, notamment sur le réseau social Reddit. Autre exemple de désinformation, la vidéo de l’interpellation d’un médecin en Polynésie française qui fait le tour des réseaux depuis quelques jours. Des internautes affirment que le médecin est arrêté pour avoir prescrit de l’ivermectine. Mais FranceTVinfo a mené l’enquête : “l'homme n'a pas été arrêté pour ses ordonnances mais pour "violences volontaires"" : lors de sa convocation devant le conseil de l’Ordre des médecins, le médecin aurait agressé l’huissier.

Même mécanique de distorsion de la réalité : sur Twitter, le médecin antivax Denis Agret a annoncé démissionner de sa fonction de médecin par une longue lettre. "Je ne peux ignorer les centaines de personnes en bonne santé et jeunes qui vont avoir des conséquences graves ou décéder suite aux vaccins” écrivait le médecin complotiste. En fait, comme l'a précisé France Bleu Hérault, ce chef de file des manifestations anti-passe sanitaire de Montpellier est visé par plusieurs plaintes. Les autorités sanitaires reprochent à Denis Agret d'avoir publiquement, en manifestation et sur son compte Twitter, menacé de mort le directeur de crise de l'Autorité Régionale de Santé.

Face à l’épidémie de désinformation sur le web, l’Elysée a annoncé la mise sur pied de la «commission Bronner», du nom du sociologue spécialiste des croyances collectives. Elle fera des propositions sur l'éducation, la régulation, la lutte contre les diffuseurs de haine et de désinformation. Mais la composition de la commission de 14 membres interroge. Selon le journal Libération, l'urologue Guy Vallancien, tout juste nommé dans la commission, vient d'écoper d’un blâme par l’Ordre des médecins pour certificat médical « mensonger» et «constitutif d’un manquement au principe de moralité».

Erratum : les informations concernant le médecin Guy Vallancien ont bien été publiées par Libération, et non Marianne.

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