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Les militants pro-démocratie Eddie Chu, Joshua Wong, Owen Chow et Lester Shum à Hong Kong le 20 octobre dernier, en soutien aux 12 activistes de Honk Kong, maintenus en Chine depuis le mois d'oaût.

A Hong Kong, la loi sur la sécurité nationale a-t-elle déjà tué la contestation ?

10 min
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Trois militants viennent d'être condamnés à respectivement 13 et 10 mois de prison pour leur participation aux manifestations de l'année dernière. S'ils ne le sont pas au nom de la loi de sécurité nationale, celle-ci va néanmoins décourager les mobilisations et entamer l'indépendance de la justice.

Les militants pro-démocratie Eddie Chu, Joshua Wong, Owen Chow et Lester Shum à Hong Kong le 20 octobre dernier, en soutien aux 12 activistes de Honk Kong, maintenus en Chine depuis le mois d'oaût.
Les militants pro-démocratie Eddie Chu, Joshua Wong, Owen Chow et Lester Shum à Hong Kong le 20 octobre dernier, en soutien aux 12 activistes de Honk Kong, maintenus en Chine depuis le mois d'oaût. Crédits : Anthony WALLACE / - AFP

Joshua Wong, Ivan Lam et Agnès Chow écopent de respectivement 13, 10 et 7 mois de prison. C'est le jugement prononcé ce mercredi en conclusion de leur procès la semaine dernière, pour une manifestation devant le quartier général de la police de Hong Kong en juin 2019 - alors qu’avaient commencé quelques semaines plus tôt les manifestations quotidiennes contre un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine.

Ce projet de loi a été retiré mais une autre loi est entrée en vigueur entre-temps : la loi dite « de sécurité nationale » imposée par Pékin, et capable de court-circuiter la Constitution locale et ses institutions autonomes.

Cinq mois après être entré en vigueur, ce texte a-t-il déjà tué la contestation ?

Depuis que la loi de sécurité nationale a été promulguée le 1er juillet dernier, elle a déjà occasionné plus d'une trentaine d'arrestations, ce qui est assez patent. En revanche, il n'y eu jusque-là "que" trois inculpations prononcées : l'une sous le coup de la sécession et d'actes de terrorisme, et les deux autres sous le coup d'actes de sécession. Les arrestations ont eu lieu le 1er juillet pour la première, et en novembre pour les deux autres. La loi n'est pas rétroactive, donc ne concerne que des actes qui ne peuvent avoir été commis qu'après le 1er juillet 2020. C'est pour cela qu'Agnès Chow, Ivan Lam et Joshua Wong ne pouvaient pas de toute façon tomber sous cette loi.  Eric Sautedé

Intervenants
  • analyste politique basé à Hong Kong où il travaille aujourd'hui pour une grande ONG de défense des travailleurs
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