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Emmanuel Macron et le prince héritier de la dynastie Al Saoud, Mohammed Ben Salman, en "costume de ville" pour leur visite privée du Musée du Louvre lundi

De Riyad à Washington, qui veut briser l’arc chiite?

10 min
À retrouver dans l'émission

Ce devait être une visite pour l'avenir, elle a été rattrapée par l'actualité : la rencontre entre MBS et Emmanuel Macron a coïncidé avec les nouvelles menaces de frappe en Syrie, soulevant de nouveau la question de l’influence iranienne.

Emmanuel Macron et le prince héritier de la dynastie Al Saoud, Mohammed Ben Salman, en "costume de ville" pour leur visite privée du Musée du Louvre lundi
Emmanuel Macron et le prince héritier de la dynastie Al Saoud, Mohammed Ben Salman, en "costume de ville" pour leur visite privée du Musée du Louvre lundi Crédits : BANDAR ALGALOUD / SAUDI KINGDOM / ANADOLU AGENCY - AFP

Paris et Ryad passeront-ils du partenariat stratégique à l’alliance tactique ? 

Après l’Egypte, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, la France était la dernière étape de la tournée mondiale de Mohammed Ben Salmane : face aux occidentaux, le prince héritier soigne son image (sans cravate) pour promouvoir son plan de transformation économique « vision 2030 ». Avec la France, 19 protocoles d’accord ont été signés pour 18 Mrd de $,  Emmanuel Macron devrait se rendre à Ryad pour la  signature des contrats d’ici la fin de l’année. Plus discrètement, la  vente de canons d’artillerie et de navires est en discussion.   

Pour la France, ce « nouveau partenariat stratégique », quoi que controversé  – des ONG ont déposés une plainte pour « torture » contre MBS  pour son action au Yémen, s’inscrit dans la doctrine du dialogue  multilatéral : « parler à tout le monde ». Pour l’Arabie Saoudite, cette tournée est aussi un moyen de reconnaître, ou de solliciter ses alliés :  l’Egypte, les USA – et les Européens peut-être.   

L’exercice pour la France était déjà délicat à cause des contorsions que lui imposent les USA et l’Arabie Saoudite quant à l’accord sur le nucléaire iranien : la France « médiatrice » tente à la fois de le sauver et de maintenir une pression rhétorique sur l’Iran, alors que  Donald Trump menace d’en sortir lors de la prochaine échéance du 12 mai. 

Il l’est encore plus avec l’éventualité de représailles contre la Syrie après l’attaque chimique sur Douma. L’Iran est son principal allié sur place. Or ce sont ses installations qui étaient visées par les missiles israéliens de dimanche dernier : dans la zone de Damas et du Sud syrien, la bataille aérienne est déjà engagée depuis au moins un an. Dans le contexte de la guerre syrienne, après les épisodes, de Deir Ezzor, Afrin et Manbij, des frappes françaises ou américaines sur des installations du régime et ses alliés seraient une  étape nouvelle dans le conflit. 

Dans ce contexte tendu, où Mohammed Ben Salmane menaçait l’Iran il y a trois semaines et où Téhéran menaçait les Etats-Unis lundi, la position française risque d’être interprétée comme élément d’un front anti-iranien. Hier soir en conférence de presse, le président Macron n’a  pas donné de précision sur la suite et Mohammed Ben Salmane a  déclaré : «Si notre alliance avec nos partenaires l'exigent nous répondront présent».

@TEnjeux @XXMonde 

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui:

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Mohammed ben Salmane s'est arrêté deux jours à Paris, en faisant une courte escale, sur le retour d'un long voyage de trois semaines aux Etats-Unis. Sa chaîne publique Al Arabiya nous fait le récit de quelques-uns de ses rendez-vous américains, dont Barack Obama ne faisait visiblement pas partie:

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Il y a un mois, il s’était déplacé à Londres pour y rencontrer la Reine, Theresa May, Boris Johnson et de multiples investisseurs britanniques. Contrairement à Paris, son portrait s'affichait sur des centaines de supports publicitaires dans les rues de la ville:

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Intervenants
  • Chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique (IFAS) et chercheur associé à l'IRIS. Rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques.
L'équipe
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