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Des voitures font la queue pour se rendre aux États-Unis le 6 juin 2019. Les Etats-Unis ont mis en garde jeudi le Mexique sur la nécessité de faire davantage de concessions afin de réduire les flux migratoires.

Accord États-Unis - Mexique : Mexico, sous traitant de la politique migratoire de D. Trump ?

10 min
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La rétention de migrants au Mexique, contre la levée d'une menace de taxes : c'est l'accord conclu à Washington vendredi dernier. En campagne contre l'augmentation des migrants à la frontière, D. Trump exigeait de Mexico des mesures "sans précédent". Le contenu de l'accord reste cependant flou.

Des voitures font la queue pour se rendre aux États-Unis le 6 juin 2019. Les Etats-Unis ont mis en garde jeudi le Mexique sur la nécessité de faire davantage de concessions afin de réduire les flux migratoires.
Des voitures font la queue pour se rendre aux États-Unis le 6 juin 2019. Les Etats-Unis ont mis en garde jeudi le Mexique sur la nécessité de faire davantage de concessions afin de réduire les flux migratoires. Crédits : Guillermo Arias / AFP - AFP

Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité durant la campagne présidentielle de 2016 et compte bien y remédier par tous les moyens possibles. Condamnant l’incapacité du Mexique à empêcher le transit sur son territoire de migrants venus de pays d’Amérique centrale, le président américain avait promis d’imposer à partir du 10 juin des taxes douanières punitives sur tous les produits importés du pays. 

L’objectif était de contraindre les autorités mexicaines à se montrer plus fermes vis-à-vis de leur politique migratoire, alors que les flux migratoires qui traversent le Mexique ont doublé en un an (plus de 100 000 migrants ont été interpellés après avoir traversé illégalement la frontière américaine depuis le Mexique en avril). Le montant de ces taxes, initialement fixé à 5 %, aurait pu grimper progressivement en cas de réponse insatisfaisante de Mexico et alors que près de 80 % des exportations s’effectuent vers les Etats-Unis.

"Cela fait plus de dix ans que les États-Unis demandent au Mexique de sécuriser sa frontière sud - de faire le "sale travail" à la place des États-Unis - à savoir, d'éviter que les flux migratoires soient stoppés a la frontière entre le Mexique et les États-Unis mais plutôt a la frontière entre le Guatemala et le Mexique."  Gaspard Estrada

Mais vendredi 7 juin, Donald Trump s’est félicité de l’accord obtenu avec le Mexique pour lutter contre l’immigration clandestine. Une victoire diplomatique pour le président américain et un accord conclu juste à temps pour que le Mexique évite les sanctions économiques mais qui oblige aussi AMLO à réaliser d’importantes concessions sur le contrôle migratoire.  

Déploiement de 6 000 hommes à la frontière

Le président mexicain a ainsi promis de déployer dès le 10 juin des troupes à sa frontière avec le Guatemala, principal point d’entrée des migrants en route vers le nord. Il s’engage également à renforcer et amplifier le programme d’accueil des demandeurs d’asile pendant l’examen de leur demande par les autorités américaines. Donald Trump assurait par ailleurs sur Twitter que le Mexique s’était engagé à acheter de grandes quantités de produits aux agriculteurs américains.  

Avec plus de 144 000 interpellations, soit une hausse de 32 % par rapport à avril, c'est une victoire diplomatique pour Donald Trump, qui avait fait de la lutte contre l'immigration illégale le cœur de sa campagne présidentielle en 2016. Alors, migration, économique, quel dilemme ? Le Mexique, déjà sous-traitant économique des États-Unis, serait-il sous-traitant de la politique migratoire de Trump ?

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  • directeur exécutif de l'OPALC, l’Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes - Sciences Po.
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