LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Pourparlers entre les représentants militaires de Donald Trump et le président afghan Ashraf Ghani

Afghanistan : réintégration des Talibans, la liberté ou la paix ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Déjà décalée au 20 juillet, l'élection présidentielle a encore été reportée hier au 28 septembre. Cette décision intervient alors que depuis deux mois, les Talibans sont en pourparlers directs avec les USA qui négocient leur retrait annoncé. Kaboul est-elle hors jeu, et la démocratie afghane avec?

Pourparlers entre les représentants militaires de Donald Trump et le président afghan Ashraf Ghani
Pourparlers entre les représentants militaires de Donald Trump et le président afghan Ashraf Ghani Crédits : AFGHAN PRESIDENCY PRESS OFFICE / / ANADOLU AGENCY - AFP

Quelques jours avant ce deuxième report de l'élection présidentielle, c'est la Loya Jirga (équivalent d'une Conférence nationale) prévue le 17 mars qui a également été déplacée... 

Deux mois après les premières négociations entre les Etats-Unis et les Talibans à Doha qui excluaient le gouvernement de Kaboul, cette consultation devait permettre la reprise d'un dialogue inter-Afghan en rassemblant des chefs tribaux, dirigeants politiques et encore des représentants des Talibans.

Le processus institutionnel et le dialogue politique afghans sont donc pour l'instant mis en suspens, alors que sur le terrain, les Talibans multiplient les offensives et les coups, dans les zones centrales et Sud comme le Helmand, et au Nord Ouest dans la province de Badghis depuis le 11 mars, à la frontière avec le Turkménistan.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Un système politique afghan inefficace face aux Talibans et à l'Etat islamique

Le 12 mars, à l'issue des seize jours de négociations entre les Etats-Unis et les représentants des Talibans, un premier document traçant les grandes lignes d'un accord a été signé par les deux parties, accord centré sur la lutte contre le terrorisme et le retrait de troupes étrangères d'Afghanistan. Mais, comme le souligne RFI, la question d'un cessez-le-feu et l'intégration des autorités afghanes dans les discussions ne semblent pas avoir été mentionnées. 

Écouter
50 sec
Pour Gilles Dorronsoro, le processus de réconciliation entre Afghans est très en retard, notamment à cause de l'absence du gouvernement de Kaboul aux négociations entre Américains et Talibans
Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Le gouvernement de Kaboul peine à retrouver de la crédibilité auprès de sa population et des Talibans. L'élection présidentielle, programmée initialement le 20 juillet, a été reportée au 28 septembre pour des raisons administratives et techniques. Selon l'AFP, en octobre dernier, les élections législatives ont eu lieu avec plusieurs mois de retard à cause de multiples accusations de fraude, de problèmes techniques et de violences commises par les Talibans.

Les élections ne peuvent plus servir à stabiliser la situation, elles ne donnent plus de crédit politique à ceux qui sont élus. Tout ça s'est dégradé en 2014 lors des dernières élections présidentielles où il n'y a pas eu de résultat officiel puisque ce sont les Américains qui ont organisé un compromis politique entre les deux candidats du second tour. On est sorti en Afghanistan du processus constitutionnel classique. Gilles Dorronsoro

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Le 24 février, la Mission de l'ONU en Afghanistan et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme ont révélé dans un rapport que l'année 2018 est la plus meurtrière pour les civils depuis le début du conflit afghan. On y dénombre 3 804 décès à cause "des combats et les violences brutales" largement imputés aux groupes insurgés des Talibans et de l'Etat islamique, soit une augmentation de 11% par rapport à 2017.

Ce jeudi 21 mars, alors que les Afghans célébraient Nowruz, le Nouvel an perse, au moins six personnes sont mortes dans des explosions dans un quartier chiite de Kaboul selon les autorités. Les Talibans ont nié toute implication dans cette attaque.

Intervenants
  • Professeur de science politique à l'Université Paris I et membre sénior de l'Institut universitaire de France, spécialiste de l’Afghanistan et de la Turquie
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......