LE DIRECT
A Toronto et à Londres (ici sur Whitehall, face au siège du gouvernement), des pacifistes réunis sous la banniière "Stop the War Coalition" ont tenu à faire valoir leur message de Paix après l'intervention décidée par Donald Trump

Syrie. Au lendemain des frappes américaines, Washington et Moscou dans le conflit.

8 min
À retrouver dans l'émission

Par-delà l’utilisation des armes chimiques par le régime syrien et par l’État islamique, la frappe américaine des derniers jours contre une base en Syrie soulève des questions de fond, qui ne sont d’ailleurs pas nouvelles, entre autres la question de l’ingérence militaire sans l’accord de l’ONU.

A Toronto et à Londres (ici sur Whitehall, face au siège du gouvernement), des pacifistes réunis sous la banniière "Stop the War Coalition" ont tenu à faire valoir leur message de Paix après l'intervention décidée par Donald Trump
A Toronto et à Londres (ici sur Whitehall, face au siège du gouvernement), des pacifistes réunis sous la banniière "Stop the War Coalition" ont tenu à faire valoir leur message de Paix après l'intervention décidée par Donald Trump Crédits : Jay Shaw Baker/NurPhoto - AFP

Pour mettre en perspective cette chronologie infernale, il faudrait rappeler la formation de la coalition internationale contre l’État islamique, sous mandat ONU, en septembre 2014 (frappes contre l’Irak) ; les frappes aériennes américaines contre la Syrie en 2016, sans l’accord de l’ONU ; les frappes aériennes françaises, sans l’accord de l’ONU, fin septembre 2016 ; le lendemain, le discours du président Poutine à l’ONU sur la nécessité d’une grande coalition internationale ; le début de l’intervention militaire russe, à la demande de Damas, deux jours après ; enfin, la fameuse résolution de l’ONU n° 2254 sur le processus de paix. Plus généralement, il faudrait remarquer que les cinq membres permanents du conseil de sécurité, à des titres divers, violent le droit international.

Il n’en reste pas moins que les États-Unis et la Russie se sont également enferrés dans la guerre civile syrienne. Pourquoi, comment, avec quelles méthodes, quels buts et quels résultats ? (Th. G.)

________________________________________________________________

Après le lancement des 59 missiles américains contre la base aérienne proche de Homs, Donald Trump a confirmé avoir ordonné lui-même cette attaque inédite de l'US Army contre l'armée officielle syrienne, sans déclaration de guerre préalable. S'exprimant à la télévision depuis sa résidence personnelle de Floride, le président américain a évoqué les images qui montraient "l'horrible attaque contre des civils innocents" à l'aide "d'un agent neurotoxique mortel" :

Voici la video officielle de son discours, diffusée par la chaîne de la Maison Blanche WH.gov. La séquence est utilement sous-titrée en langue originale anglaise :

Les commentaires de la chaîne d'information publique française France24 :

La réaction de Vladimir Poutine est exprimée ici sur la chaîne d'information publique russe RT :

Intervenants
  • Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......