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Des jeunes saoudiennes, dans un centre commercial de la capitale le 24/4/16

Arabie Séoudite. Une économie interne profondément malmenée.

8 min
À retrouver dans l'émission

L’Arabie Séoudite est orpheline de son État-providence, elle est même obligée de creuser dans son fonds souverain, le cours du baril ayant considérablement baissé depuis quelque deux ans (ce dont elle est d’ailleurs l’auteur).

Des jeunes saoudiennes, dans un centre commercial de la capitale le 24/4/16
Des jeunes saoudiennes, dans un centre commercial de la capitale le 24/4/16 Crédits : Fahad Shadeed - Reuters

Le pays, qui vient d’assurer une succession au profit du roi Salman (lui-même âgé et malade) et en partie d’une plus jeune génération de dirigeants, ne vit plus sur le même train, sachant que 90 % du budget sont assurés par les hydrocarbures. La composition de sa population s’est également modifiée, les jeunes sont de plus en plus nombreux (les moins de quinze représentent 30 % des 32 millions d’habitants) et les expulsions des étrangers n’ont pas été rares. Le mécontentement des classes moyennes s’expriment, tandis que les médias étrangers, Internet et les réseaux sociaux exercent leur influence (bonne ou mauvaise).

Dès lors, quelles sont les menaces les plus apparentes, quelles sont les priorités du régime pour quelles réformes annoncées, quelle est sa marge de manœuvre ?      Th. G.

A Riyad la semaine dernière, le Conseil de Coopération du Golfe (GCC)
A Riyad la semaine dernière, le Conseil de Coopération du Golfe (GCC) Crédits : Faisal Nasser - Reuters

--Le «barbs» (prononcez barbès), une danse lancée par un jeune chanteur saoudien cartonne sur les réseaux sociaux dans le monde arabe. Depuis la sortie du clip fin 2015, la vidéo a été vue plus de 20 millions de fois sur YouTube. Costume noir et baskets rouges, Majed al-Essa fait la démonstration: «Pose un pied comme ça, tourne l’autre comme ça, bascule la tête en arrière et puis barbs, barbs, barbs…», un mot du dialecte saoudien que l’on peut traduire par «gigote», «agite-toi», ou «laisse-toi aller». Derrière ou à côté de lui, en jeans, en veste ou en tee-shirt, casquette à l’envers sur la tête, cinq ou six jeunes suivent les pas du chanteur. Ils sont imités par d’autres en tenue traditionnelle obligés de soulever leur djellaba blanche d’une main et retenir leur keffieh sur la tête de l’autre pour exécuter les pas. Empruntant ses figures à la street-dance et au hip-hop, le barbs s’exécute sur une musique electro orientale, mais en un ralenti adapté au rythme arabe. Un tambourin en peau de chameau artisanal est le seul instrument qui rattache l’air de cette danse au folklore traditionnel du Golfe.

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Les milieux conservateurs du royaume ont manifesté leur colère contre ce «spectacle désolant qui singe l’occident», en appelant au boycott de la vidéo, voire à son interdiction et à l’arrestation de ses auteurs. C’est aux Emirats arabes unis (E.A.U.) qu’une arrestation pour cause de barbs a fait grand bruit. Elle concerne deux jeunes soldats qui ont posté sur les réseaux sociaux la vidéo où ils exécutaient la danse en tenue de l’armée.

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