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Il y a deux mois, des manifestations spontanées célébraient les 100 jours de Nikol Pashinyan au poste de Premier ministre

Arménie : francophonie, Caucase, quel horizon pour la "nouvelle Arménie" ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Francophonie et politique intérieure mêlées pour le Premier Ministre Arménien Nikol Pachinian : c’est en exclusivité sur France 24 qu’il a annoncé il y a quelques heures sa démission et des élections anticipées, alors que commence aujourd’hui à Erevan le sommet de la Francophonie.

Il y a deux mois, des manifestations spontanées célébraient les 100 jours de Nikol Pashinyan au poste de Premier ministre
Il y a deux mois, des manifestations spontanées célébraient les 100 jours de Nikol Pashinyan au poste de Premier ministre Crédits : VLADIMIR ASTAPKOVICH / SPUTNIK - AFP

_L’Arménie est un pays pauvre : on ne peut pas lutter  contre la corruption s’il n’y a pas des mannes d’argent qui se déversent sur l’état pour augmenter les salaires. A ma connaissance, pour l’instant, Nikol Pashinyan n’a absolument pas récolté les moyens d’une véritable lutte anti-corruption : il n’a pas les moyens d’administrer à la société arménienne ce médicament qui est tout simplement la hausse des salaires.                               _Taline Ter Minassian

Cinq mois après avoir poussé à la démission l’ancien premier ministre Serge Sarkissian, le nouveau Nikol Pachinian remet sa place en jeu avec des élections anticipées prévues "autour du 9-10 décembre". 

Sur le plan intérieur, c'est une étape politique importante, puisqu'il reste pour Nikol Pachinian à transformer une "révolution de velours" en une vraie légitimité tirée des urnes. Son parti "Yelk" est minoritaire, le Parti Républicain qu'il a évincé de l'exécutif et son principal allié contrôlent encore les 3/4 des sièges au Parlement. 

Sur le plan international, cette annonce est un message fort : Pachinian profite du sommet de la Francophonie, pour la première fois à Erevan, pour mettre en scène le renouveau démocratique qu’il veut incarner.  

Le coup est audacieux car le premier ministre peut perdre les élections, si le soutien populaire s'essouffle. S'il s'agit d'un appel du pied à la cinquantaine de chefs d’Etat francophones présents, la démarche est un peu floue : les partenaires privilégiés de ce petit pays de 3 millions d'habitants au Sud Caucase restent la Géorgie, et surtout l’Iran et la Russie qui l’a rappelé cette année (et qui possède une importante base militaire à Giumri à la frontière avec la Turquie). 

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_Ce que craignaient les Russes c’était un scénario de révolution de couleur, téléguidée par des instances hostiles, dont on n’a pas trouvé les symptômes.  Je choisirai volontiers le terme de « révolution auto-limitée », en disant : « attention, nous restons tout de même les amis des Russes ».  Et le peuple a une sorte de tropisme russe qui est tout de même assez indélébile.                         _Taline Ter Minassian

Nikol Pachinian démissionnera mardi prochain le 16 septembre. La démarche interpelle d'autant plus qu'il a répété depuis le mois de mai que les changements intérieurs étaient déconnectés de l’extérieur. En voulant faire coïncider cette évolution avec l'ouverture du sommet, le nouveau premier ministre voit-il loin, ou est-il acculé ?

Retour sur info - en avril, des manifestations, organisées contre la corruption et l'incarcération d'opposants politiques, protestaient contre l’élection de l’ex-président, Serge Sarkissian, redevenu Premier ministre à l'issue des 10 ans de mandat présidentiel, après avoir fait adopter une réforme constitutionnelle qui transforme le régime présidentiel en régime parlementaire. Il démissionna six jours plus tard à la suite de ce que l'on a appelé la révolution arménienne de 2018 :

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Bibliographie

Intervenants
  • Historienne, professeure des universités à l’Inalco, directrice de l’Observatoire des Etats post-soviétiques
L'équipe
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