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Au Cachemire, l'effigie du premier ministre indien Narendra Modi est brûlé au cours d'une manifestation organisée par le Jammat-e-Islami

Jeunesse au Cachemire : « un insecte coincé entre deux éléphants ? »

10 min
À retrouver dans l'émission

Depuis la mort de quatre jeunes tués par l’armée indienne le 4 mars, le Cachemire indien connaît à nouveau des violences quotidiennes. La situation se dégrade depuis 2016 et l’année dernière a été la plus meurtrière en 10 ans. Entre les restrictions et les violences, la jeunesse se sent piégée.

Au Cachemire, l'effigie du premier ministre indien Narendra Modi est brûlé au cours d'une manifestation organisée par le Jammat-e-Islami
Au Cachemire, l'effigie du premier ministre indien Narendra Modi est brûlé au cours d'une manifestation organisée par le Jammat-e-Islami Crédits : ADNAN ALI / CROWDSPARK - AFP

L’avenir politique du Cachemire reste incertain, après une année 2017... la plus meurtrière en10 ans. Cette région (à majorité musulmane au Nord de l’Inde) a déjà connu 3 guerres avec le Pakistan et vit depuis 2016 sous une violence quasi-quotidienne. Pour affirmer sa souveraineté, le gouvernement de Narendra Modi y a positionné 500 000 à 700 000 soldats et les trois principaux groupes séparatistes locaux comptent des milliers de combattants.

Malgré certains engagements du Pakistan et les résolutions de l’ONU, le statut de la zone est incertain : les frontières sont encore disputées puisque même la Chine en occupe et en revendique une partie. Et au Jammu & Kashmir – la partie indienne – les troubles s’intensifient ces 2 dernières années.

Ce «conflit internationalement acceptable», comme l’écrit la presse indienne, est aussi une nasse pour la jeunesse politiquement désabusée, exaspérée par la sur-présence militaire indienne et les couvre-feux qui lui gâche la vie. La situation rappelle celle de Gaza, mais à une échelle décuplée ! Le terme d’ «intifada» est d’ailleurs employé pour qualifier les stone-pelters, les jeunes jeteurs de pierres.

Selon un leader chiite local, «le gouvernement pousse la jeunesse droit dans le mur». De fait, c’est la mort d’un jeune combattant très populaire (Burhan Wani) en 2016 qui a exacerbé une partie de la jeunesse et renforcé la répression du gouvernement fédéral indien. Lundi dernier, trois jeunes cachemiris étaient tués par l'armée. L'un deux serait connecté à l'Etat Islamique. Et si la scène est banale au Cachemire, la radicalisation non nationaliste est un fait nouveau.

En 2014, Narendra Modi avait fait du Jammu & Kashmir un test pour le BJP, à l'approche d'élections générales en mai 2019. Mais existe-t-il une opportunité pour sortir du piège cachemiri ?

Au Cachemire, la jeunesse en quête d’avenir(s) - un dossier multimédia réalisé par notre invitée Charlotte Thomas

@TEnjeux @XXMonde

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui :

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Bibliographie

Intervenants
  • directrice du programme Asie du Sud du collectif de chercheurs Noria, spécialiste des minorités musulmanes en Inde
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