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Varsovie, jour de la fête nationale - des centaines de milliers de militants d'extrême-droite défilent dans les rues de la capitale sous le slogan : "la Pologne est la bastion de l'Europe"

Avant le Congrès de l’Europe des nations et des Libertés, de l’extrême-droite aux populismes quelles lignes de partage en Europe ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Les dirigeants des principaux partis d’extrême droite européens seront ce dimanche à Prague : c’est le Congrès de l’Europe des Nations et des Libertés (ENL), leur groupe au sein du Parlement Européen depuis 2014. Ces 37 députés et au moins 6 partis veulent peser au niveau intra européen.

Varsovie, jour de la fête nationale - des centaines de milliers de militants d'extrême-droite défilent dans les rues de la capitale sous le slogan : "la Pologne est la bastion de l'Europe"
Varsovie, jour de la fête nationale - des centaines de milliers de militants d'extrême-droite défilent dans les rues de la capitale sous le slogan : "la Pologne est la bastion de l'Europe" Crédits : ARTUR WIDAK / NURPHOTO - AFP

6 partis unis approximativement, parce que l’on ne sait pas qui viendra à ce Congrès et quel en sera le thème. Cette discrétion tranche avec l’atmosphère de triomphe du précédent congrès à Coblence en janvier. Ces partis d'extrême droite et/ou populistes européens ont bien engrangé des succès, dans une année 2017 marquée une certaine efficacité du positionnement « anti-système » ; ils ont parallèlement  tentés de peser plus au sein de l'UE et d'approfondir leurs relations –  le 26 septembre le FN de Marine Le Pen voyait dans les 94 sièges gagnés par l’AfD aux législatives en Allemagne la victoire d’un « allié ». 

Cependant, aucun d’entre eux – ni le FPÖ en Autriche, ni le PVV aux Pays-Bas – ne  peut encore gouverner seul au niveau national ; et si la possibilité de gagner en a conduit certains à se policer, ils restent très divers dans leurs histoire et leur stratégies électorales, entre populistes eurosceptiques et francs islamophobes, certains comme l’AfD allemand sont d’ailleurs en crise interne. 

On est donc assez loin de l’avènement de cette « Nouvelle Europe » annoncée à Coblence. Pourtant les élections européennes de 2019 se rapprochent, mais des échéances nationales en 2018 (en Hongrie notamment) peuvent en conduire certains à durcir leur ligne, débordés sur leur terrain par  des adversaires conservateurs aguerris. 

Difficile  de prédire ce qu’il va sortir de ce congrès mais quel qu’en soit le résultat, cette internationale des nationalismes qui s’ébauchait il y a quelques mois est-elle encore possible ? Ou bien le « momentum » politique de ces formations est-il déjà passé ? 

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui :

Les médias encouragent-ils le discours populiste? Cette analyse du lien entre populisme et médias nous est expliquée par Éric Montpetit, professeur de science politique à l'Université de Montréal, est diffusée sur la chaîne CERIUM :

Quelle signification, au-delà de la communication, attribuer aux mots «identité», «fracture», «populisme», «système», ou encore «sécurité» ? Quelle est leur origine, leur évolution, leur charge émotionnelle ? La chaîne La Grande Librairie tente une approche:

Sue la chaîne Sociologie de l'intégration, Georges Leroux a lu l'ouvrage de Jan-Werner Müller, Qu'est-ce que le populisme?

Jan-Werner Müller est professeur de la théorie des idées et de l’histoire politique à l’Université de Princeton. Il est l'auteur du livre « Qu'est-ce que le populisme » et répond ici aux questions de la rédaction de Tv5 Monde :

Les chaînes Euronews et Ewinia1 diffusent des images des manifestations qui ont réunis des centaines de milliers de polonais à l'occasion des célébrations de l'indépendance, il y a un mois, dans la capitale:

Intervenants
  • professeur de Science politique à la Faculté de Droit de l'Université de Liège, spécialiste des populismes européens
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