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Le Premier ministre belge Charles Michel donne une conférence de presse le 8 décembre 2018 à Bruxelles à l'issue d'un conseil des ministres

Belgique : le dynamitage de la coalition, un pari risqué ?

10 min
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Nouvelle incertitude politique en Belgique après l’implosion dimanche de la coalition gouvernementale des libéraux et des nationalistes flamands. A 6 mois des élections législatives, les 5 ministres N-VA ont démissionné contre la signature du Pacte sur les migrations par Charles Michel.

Le Premier ministre belge Charles Michel donne une conférence de presse le 8 décembre 2018 à Bruxelles à l'issue d'un conseil des ministres
Le Premier ministre belge Charles Michel donne une conférence de presse le 8 décembre 2018 à Bruxelles à l'issue d'un conseil des ministres Crédits : NICOLAS MAETERLINCK - AFP

A l’approche de la triple élection du printemps 2019 (régionales, législatives nationales et européennes), la crainte de la N-VA (parti nationaliste flamand) est de voir un effet de transvasement des électeurs qui avaient voté pour elle en 2014 vers le Vlaams Belang (extrémistes flamands). Sa volonté est double : conserver les électeurs qu’elle avait su capter et essayer de récupérer ceux qui l’ont abandonnée il y a quelque semaines aux élections provinciales.  Elle a décidé de faire d’un agenda « ethnocentrique » un axe fort de son axe électoral.    Pascal Delwit, professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB)

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La N-VA a fait offre de service à Charles Michel pour voter le budget 2019  et on a vu aussi que le premier ministre a annoncé que la N-Va reste un partenaire potentiel au niveau fédéral, si l’électeur permet de reconduire cette coalition. C’est une crise politique, mais c’est une sortie sur le mode « deux pas en arrière, un pas en avant » et on sent bien que les partenaires n’ont pas voulu rompre politiquement, ni dans la sémantique ni dans la rhétorique.    Pascal Delwit, professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB)

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Depuis 2014, le gouvernement belge de Charles Michel avait une posture moins europhile que précédemment  et moins capable de proposer, contrairement à son rôle historique, une synthèse des positions des grand états de l’Union européenne.  Il s’était rangé dans une euroscepticisme soft. Le fait que la N-VA ne soit plus dans le gouvernement est sans doute un élément de nature à rassurer les partenaires étrangers, à l’horizon d’une élection européenne dont on sait qu’elle s’annonce difficile à la fois pour le destin de l’Union et pour le destin de la coalition gouvernementale belge.      Pascal Delwit, professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB)

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  • professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB)
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