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Des manifestants réunissent des matériaux pour ériger une barricade lors d'une manifestation dans les rues de Cadjehoun, district de l'ancien président du Bénin, Thomas Boni Yayi, et d'autres manifestants se rassemblent le 1er mai 2019 à Cotonou.

Bénin : une tentation autoritaire ?

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Une semaine après des législatives boycottées et de violentes manifestations, c'est l'accalmie dans la rue. La crise politique reste vive, le Président Patrice Talon est accusé de "coup d'Etat institutionnel". Ces troubles post-électoraux sont inédits dans l'histoire du Bénin démocratique.

Des manifestants réunissent des matériaux pour ériger une barricade lors d'une manifestation dans les rues de Cadjehoun, district de l'ancien président du Bénin, Thomas Boni Yayi, et d'autres manifestants se rassemblent le 1er mai 2019 à Cotonou.
Des manifestants réunissent des matériaux pour ériger une barricade lors d'une manifestation dans les rues de Cadjehoun, district de l'ancien président du Bénin, Thomas Boni Yayi, et d'autres manifestants se rassemblent le 1er mai 2019 à Cotonou. Crédits : YANICK FOLLY / AFP - AFP

« Talon marchera sur nos corps » L’ancien chef de l’État du Bénin Thomas Boni Yayi ne mâche pas ses mots pour contester les élections législatives du 28 avril qu'il qualifie de "coup d'Etat institutionnel". Tous les partis politiques de l'opposition en sont exclus et seuls deux partis proches du président actuel Patrice Talon y étaient présentés. Suite à l'appel au boycott du vote par Boni Yayi, la commission électorale a annoncé quelques jours plus tard un taux d'abstention record dépassant la barre des 75%. 

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Une opposition populaire forte qui réclame une démocratie effective

Craignant un tournant autoritaire dans leur pays et l'arrestation de la figure de l'opposition Boni Yayi, des Béninois ont manifesté le 1er mai autour de sa résidence à Cotonou avant que les forces de l'ordre ne les répriment. Le lendemain, des centaines de Béninois ont érigé des barricades enflammés face à la police, accompagnée par des soldats armés et des chars. L'opposition dénombre sept morts suite à ces heurts. 

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A la suite de ces deux jours de violences post-électorales, des appels au calme et au dialogue se sont multipliés, notamment de la part de la conférence des évêques du Bénin qui propose sa médiation. Mais la classe politique reste divisée : le parti de Boni Yayi, les Forces cauris pour un Bénin émergent, demande au président Talon d'ouvrir le dialogue avec l'ensemble des formations politiques alors que la majorité présidentielle souhaite d'abord attendre les résultats de l'enquête sur les heurts à Cotonou.

Le calme, semble-t-il, est revenu mais pas dans les consciences des Béninois. C'est un pays très jeune, ça fait 30 ans qu'il y existe une démocratie. La peur est quand même présente dans le ventre et les esprits des citoyens, beaucoup veulent qu'il y ait une réunion de concorde civile et qu'on revienne, pas seulement à un esprit démocratique, mais à une démocratie effective et remettre en cause ces élections législatives et cette Assemblée Nationale. Jean-Claude Félix-Tchicaya

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Ecoutez l'analyse de Jean-Claude Félix-Tchicaya sur Patrice Talon, premier homme d'affaires élu président en Afrique de l'Ouest

Outre les violences post-électorales, le président Patrice Talon doit se confronter au problème de l'insécurité dans le nord du pays qui est grandissante depuis plusieurs mois. Deux touristes français ont disparu le 1er mai lors d'un safari dans le parc national de la Pendjari, situé à quelques kilomètres de la frontière du Burkina Faso, une région occupée de plus en plus par différents groupes djihadistes. Le corps du guide des deux Français a été retrouvé trois jours plus tard.

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