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Des manifestants lors d'un rassemblement contre la loi controversée sur l'extradition à Hong Kong le 9 juin 2019.

Chine - Hong-Kong : un pays, toujours deux systèmes ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Hongkong a vécu, dimanche l’une de ses manifestations les plus importantes depuis sa rétrocession, en 1997 : plus d'un million de personnes ont manifesté contre le projet de loi prévoyant d’autoriser les extraditions vers la Chine. Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif a écarté tout abandon du projet.

Des manifestants lors d'un rassemblement contre la loi controversée sur l'extradition à Hong Kong le 9 juin 2019.
Des manifestants lors d'un rassemblement contre la loi controversée sur l'extradition à Hong Kong le 9 juin 2019. Crédits : AFP

Jamais une manifestation n'avait rassemblé autant de personnes dans les rues de Hong Kong. Il faudrait en fait remonter au massacre de Tianmen pour retrouver ces chiffres, huit ans avant la rétrocession.

Plus d'un millions de manifestants

Ce sont en effet plus d'un millions de manifestants qui se sont mobilisés dimanche 9 juin, contre un projet de loi d’extradition souhaité par l’exécutif hongkongais. Les opposants à cette loi craignent que cette évolution fasse perdre à Hong Kong une partie de son exception juridique. 

« Il y a, depuis plusieurs années, une dégradation de la situation à Hongkong en termes de libertés publiques et politiques. » Jean-Pierre Cabestan

Ancienne colonie britannique, Hong Kong a été rétrocédée à la Chine en 1997. Elle conserve néanmoins sont autonomie en vertu du célèbre "un pays, deux systèmes" jusqu'en 2047. Mais l'impatience de Pékin a déjà engendré plusieurs crises ces dernières années. En 2003 déjà, les hongkongais s’étaient opposés à un projet de loi de sécurité nationale introduit par le gouvernement. Et en 2014, la "révolution des parapluies" avait paralysé le centre financier de la ville pour protester contre une réforme électorale qui prévoyait de soumettre les candidats à la tête de l'exécutif hongkongais à l'approbation d'un comité électoral approuvé par Pékin.

Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif a affirmé n’avoir aucun mandat de Pékin. Pourtant, elle a été élue par un comité exécutif dominé à 90 % par des représentants de l’establishment pro-Pékin. En outre, elle reste inflexible sur cette loi – étant donné que Pékin lui a donné l’ordre de la passer – . C'est une manière d’éroder le statut particulier de Hong-Kong. - Jean-Pierre Cabestan

Le gouvernement semble rester sourd à toute manifestation : lundi 10 juin, Carrie Lam, cheffe de l'exécutif, a déclaré qu'elle refusait de renoncer au projet de loi. Si elle était adoptée, cette loi permettrait à la cheffe de l'exécutif d'ordonner l'extradition de personnes soupçonnées d'avoir commis des infractions pénales vers des pays avec lesquels Hongkong n'a pas d'accord en ce sens (y compris la Chine).

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Intervenants
  • Directeur du département de sciences politiques à l’université baptiste de Hong Kong, directeur de recherche au CNRS et chercheur associé à Asia Centre
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