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Les secouristes syriens et des forces de sécurités transportent un coeur sur une scène de bombardement dans un quartier résidentiel de la ville de al-Zahra  au Nord Ouest de la Syrie, le 26 janvier 2020

Civils en zones de guerre : victimes collatérales ou cibles intentionnelles ?

11 min
À retrouver dans l'émission

Douze pays menés par l'Autriche travaillent depuis cinq ans à l'élaboration d'une déclaration internationale "contre l’usage des armes explosives en zones peuplées". Ils sont 133 aujourd'hui. Les discussions prendront fin en mai. Entretien avec Baptiste Chapuis de Handicap International.

Les secouristes syriens et des forces de sécurités transportent un coeur sur une scène de bombardement dans un quartier résidentiel de la ville de al-Zahra  au Nord Ouest de la Syrie, le 26 janvier 2020
Les secouristes syriens et des forces de sécurités transportent un coeur sur une scène de bombardement dans un quartier résidentiel de la ville de al-Zahra au Nord Ouest de la Syrie, le 26 janvier 2020 Crédits : AFP

Longtemps considérées comme "victimes collatérales", les civils sont devenus des cibles des conflits armés. En 2009 déjà le général italien Fabio Mini, ancien commandant des forces de l’Otan au Kosovo, écrivait : « Avec les nouveaux adversaires, archaïques et désespérés, il n’y a pas d’infrastructures militaires ou productives à détruire pour les faire plier. Il n’y a que des maisons, des églises, des mosquées et des personnes, des femmes et des enfants, toutes cibles faciles à atteindre »

Aujourd’hui les ONG estiment à 60 par jour, le nombre de civils tués dans les guerres. Des négociations ont lieu en ce moment à Genève pour mettre fin aux « bombardements de civils en zones peuplées ».

A lire: la tribune de 115 parlementaires français parue le 3 février dernier dans La croix: "Bombardements des civils, la France doit être à la hauteur de l'enjeu!"

Quand vous êtes dans une ville avec des petites ruelles, que ce soit à Raqqa ou à Mossoul - ou à Caen, hier -, il faut imaginer ce que peut représenter du lance-roquettes multiples, un obus largué par un aéronef ou une bombe baril par un hélicoptère. Les civils n'ont pas besoin d'être ciblés délibérément pour être tués. C'est la puissance destructrice des armes qui aboutit à ce chiffre cataclysmique de 90% de victimes civiles dans les guerres aujourd'hui. Il y a un siècle, il était de 15%.     Baptiste Chapuis

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