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Climat. Quels sont les premiers enseignements géopolitiques de la COP 21 ?

8 min
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L’accord dit de Paris, adopté samedi par 195 pays, est universel et contraignant. Sa mise en œuvre débutera en 2020. Tout signataire pourra s’en retirer à partir de 2023. Comment est-on arrivé à ce résultat ? La communauté internationale s’est-elle voulue ambitieuse ?

Quelles ont été les principales pierres d’achoppement, par-delà les intérêts légitimes nationaux et les égoïsmes beaucoup plus discutables ?

Quels en sont les points forts (perspective d’une hausse maximale de la température de deux degrés d’ici 2100, voire de 1,5 degrés mesures contraignantes clauses de révision obligatoires « responsabilités communes mais différenciées » aide financière aux pays en développement…) ?

Qui contrôlera les émissions de gaz à effet de serre ?

Th. G.

a storm in Carnation, Washington December 9
a storm in Carnation, Washington December 9 Crédits : Reuters

Au moment où l’élévation du niveau de la mer est avérée, les micro États atolliens du Pacifique cristallisent les inquiétudes en raison de l’étroitesse de leurs îles coralliennes (200 m à 1 000 m de large) et de leur faible altitude (2 à 3 m).

Dans ces états, le changement climatique a des impacts sur les variations de la température de l’air et de l’océan, la chimie des océans, les précipitations, la force et la direction des vents, le niveau de la mer, la houle, et les événements extrêmes tels que les cyclones tropicaux, les sécheresses et les vagues de tempête.

Sur chaque atoll, certaines zones sont plus souvent affectées par des épisodes de submersion en raison de leur exposition, de leur faible élévation et de leurs caractéristiques morphologiques. Les pistes d’atterrissage, seul lien avec le reste du monde, sont généralement très exposées. Sur Tarawa et sur Beru, par exemple, le gouvernement avait construit quelques murs de protection contre la mer, dans des secteurs jugés prioritaires en raison de leur exposition et des enjeux "économiques. Les assauts marins les ont déjà détruits. Le problème est que l’État ne dispose pas des moyens financiers suffisants pour promouvoir et entretenir de telles structures.

D’où vient ce changement ? C’est une simple loi de la physique. A cause de la température élevée des océans, les molécules d’eau s’agitent davantage et s’éloignent les unes des autres : le volume de l’eau croît et le niveau de la mer monte. Tout un peuple insulaire devient ainsi apatride...

Intervenants
  • directeur général délégué de l'Institut de recherche pour le développement (IRD)
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