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Devant les locaux de la Radiodiffusion Television Gabonaise (RTG) à Libreville, hier

Putsch manqué au Gabon : un avertissement pour qui ?

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Des hommes de la Garde Présidentielle ont tenté hier de prendre le contrôle de la TV gabonaise et appelé au soulèvement. La tentative de putsch qui dénonce la "mainmise" de la hiérarchie sur le président Ali Bongo en convalescence a fait long feu. Son origine reste mystérieuse.

Devant les locaux de la Radiodiffusion Television Gabonaise (RTG) à Libreville, hier
Devant les locaux de la Radiodiffusion Television Gabonaise (RTG) à Libreville, hier Crédits : STEVE JORDAN - AFP

A Libreville, capitale du Gabon, un groupe de putschistes a pris la parole au siège de la radio publique pour appeler au soulèvement de leurs compatriotes contre le gouvernement. Le bilan reste encore flou, 5 et 7 putschistes ont pu être repérés, deux d'entre eux sont morts et 3 militaires sont aux mains de la gendarmerie. Ils font tous partie de la Garde républicaine, une unité particulière qui appartient aux forces de la défense mais qui fonctionne de manière autonome. 

Le putsch en question concerne bien le fonctionnement des institutions après Ali Bongo, vu qu'après le 24 octobre, ce n'est plus Ali Bongo qui gouverne le Gabon mais le gouvernement et les institutions.           Frédérick Mba Missang, chercheur associé Lam Sciences Po Bordeaux

Les putschistes se réclament du Mouvement patriotiques des jeunes des Forces de défense et de sécurité du Gabon, ce qui implique une analyse politique, et pas seulement militaire, de ce soulèvement de la part du gouvernement d'Ali Bongo. La hiérarchie militaire ne fut pas exempte de critique, elle est accusée d'avoir été complice et passive face aux événements tragiques de 2016 . Pour l'heure, le président Ali Bongo est toujours en convalescence au Maroc. 

Les Putschistes précisent qu’ils contestent le fonctionnement actuel des constitutions. Ce n’est pas Ali bongo qui est en cause : ils ne remettent pas en cause la majorité issue des élections, mais le fonctionnement des anciennes institutions. Comment se fait-il que, après les réformes constitutionnelles qui n’ont pas trouvé l’assentiment des populations,  l’armée est allée jusqu’à faire un putsch ?        Frédérick Mba Missang, chercheur associé Lam Sciences Po Bordeaux

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