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Un homme lit le journal à Khartoum, la capitale soudanaise, à propos du résultat des élections présidentielles américaines, le 8 novembre 2020. Auteur :

Transition au Soudan, 4 : sans argent, pas de changements ?

11 min
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En pleine transition politique depuis la chute d'Omar el-Béchir, le Soudan avait reçu de Donald Trump des gages pour une levée des sanctions qui le visent. Joe Biden tiendra-t-il cette promesse et s'immiscera-t-il dans les affaires soudanaises ? Entretien avec le chercheur Clément Deshayes.

Un homme lit le journal à Khartoum, la capitale soudanaise, à propos du résultat des élections présidentielles américaines, le 8 novembre 2020. Auteur :
Un homme lit le journal à Khartoum, la capitale soudanaise, à propos du résultat des élections présidentielles américaines, le 8 novembre 2020. Auteur : Crédits : Ebrahim HAMID - AFP

Dans les tous derniers mois de la présidence Donald Trump, les Etats-Unis avaient consenti à soutenir la transition politique en cours depuis la chute d’Omar el-Béchir, transition que nous suivons régulièrement dans les Enjeux internationaux (voir plus bas).

Le Congrès américain doit voter début décembre une décision de l'administration Trump de retirer le Soudan de la liste des Etats sponsorisant le terrorisme, ce qui lèverait de facto les sanctions économiques imposées au Soudan depuis la tentative d'assassinat d'Anouar el-Sadate en Ethiopie en 1995, et les attentats contre les ambassades américaines du Kenya et de Tanzanie, en 1998 - tous organisés depuis le Soudan.

L’élection (a priori) de Joe Biden permet de l’aborder sous l’angle de l’importance d’un appui extérieur, des incontournables devises pour mener cette transition à bien, et des contreparties que cela implique.

Immédiatement après la levée des sanctions américaines, le FMI va débloquer un milliard et demi de dollars de prêts. Cela va permettre aux banques internationales de se réinstaller au Soudan, et apporter des devises fraîches. Il y a une crise économique très forte au Soudan, une inflation très forte et un manque de devises internationales. Ce retrait de la liste des États terroristes va permettre de donner un petit souffle à l'économie soudanaise qui est maltraitée depuis des années.     Clément Deshayes

En ce qui concerne la normalisation de ses relations avec Israël, le Soudan s'est complètement fait tordre le bras par Donald Trump, qui avait besoin de cet accord pour faire plaisir à son électorat évangéliste. La question de savoir comment Joe Biden va se positionner est encore un peu floue, il n'a pas dit grand-chose sur la question soudanaise. On peut s'attendre à ce qu'il y ait une forme de continuité qui le pousse vers un rétablissement des liens diplomatiques entre Israël et le Soudan. Néanmoins, cet accord n'est pas finalisé puisque le Soudan a déclaré qu'il devait être validé, ratifié par un Parlement élu. Or, aujourd'hui, au Soudan, il n'y a pas de Parlement élu. Les élections sont prévues en 2022 et donc cet accord, pour l'instant, est un accord de papier.    Clément Deshayes

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