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Égypte. Comment expliquer la forte poussée initiale des Frères musulmans et des salafistes et quelles conséquences pour 2012 ?

12 min
À retrouver dans l'émission

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Lors du lancement du projet américain de Grand Moyen-Orient (2003-2004), le président Moubarak montrait souvent à la télévision le siège de son bureau présidentiel : « Après des élections libres, avertissait-il en substance, vous aurez aussitôt les islamistes ».

Type de scrutin : en trois tours (le premier, les 28 et 29 novembre, 168 des 498 sièges), sur une base régionale, jusqu’en janvier. Un tiers des sièges sont attribués par un scrutin uninominal à deux tours, les deux tiers restant sont attribués à la proportionnelle (mandat de cinq ans). Une commission sera chargée de rédiger une constitution (l’État sera-t-il « civil », « démocratique » ou islamique » ?). Participation : 52 %.

Résultats définitifs le 13 janvier.

La chambre haute (Choura) sera élue du 29 janvier au 11 mars.

Situation actuelle : les Frères musulmans (Liberté et Justice, près de 37 %) avaient dit qu’ils ne voulaient pas gouverner seuls, souhaitant un gouvernement de coalition. Avec les salafistes (24 %, bastion d’Alexandrie, notamment) et les islamistes « modérés » (Wassat, 4 %), ils représentent les deux tiers des voix (65 %). La « confrérie » se trouve marquée à la culotte par plus islamistes et rigoristes qu’eux, les salafistes, et surveillée par l’armée (Conseil suprême des forces armées), elle-même accusée d’avoir mal géré la transition mais pourvue d’importants pouvoirs législatifs. Les Frères musulmans disent qu’il ne faut pas « mettre tous les islamistes dans le même panier ». Les dits libéraux, chéris par les Occidentaux avec emphase (les « révolutionnaires »), mais divisés, sont laminés (13 % au premier tour).

L’ancien prix Nobel de la paix (conjointement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique), M. El Baradei, qui se veut présidentiable, annonce que les « islamistes découvriront que les slogans ne suffisent pas » et constate que la « révolution » a été confisquée.

Mustapha El Guindy est ancien député et candidat aux actuelles législatives

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