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Égypte. Les pouvoirs du président et la nouvelle constitution

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Egypte, l'envers du décor
Egypte, l'envers du décor

La vie politique en Egypte est loin d'être stabilisée, deux ans après la démisison du président Moubarak. De fait, on est en présence d'un véritable mic-mac constitutionnel et institutionnel.

Après le coup de théâtre de la Haute cour constitutionnelle invalidant en juin la chambre islamiste élue fin 2011 - début 2012, après aussi l'élection confuse en juin du président Morsi, ce dernier a créé l'événement en s'attribuant par décret le 22 novembre dernier, des pouvoirs considérables, au motif de "protéger la révolution" : interdiction de dissoudre la chambre, la justice ne pouvant contester non plus les décisions présidentielles.Cela au moment même où la constitution, rédigée à la hâte, était approuvée par l'assemblée islamiste puis ratifiée par le président, samedi dernier. Elle doit être soumise à reférendum dans une semaine.

L'opposition (le Front de salut national, regroupant libéraux et socialistes) a réagi avec une grande vigueur, accusant la président Morsi d'être un dictateur ou un nouveau pharaon.

Ibrahim Awad est professeur à l’université américaine du Caire

Intervenants
  • Professeur à l’université américaine du Caire
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