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Aleksandra Dulkiewicz, candidate à la succession de Pawel Adamowicz, assassiné sur scène après vingt ans de mayorat dans la ville symbole de la résistance du syndicat Solidarnosc

Pologne : Après Gdansk, le pari de la tolérance peut-il gagner en 2019 ?

11 min
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Un mois et demi après l'assassinat de Pavel Adamowicz, Gdansk choisissait hier son nouveau maire. Sa proche adjointe Aleksandra Dulkiewicz semble favorite pour poursuivre la politique d'ouverture qui a caractérisé son prédécesseur, et l'avait institué comme virulent opposant au PiS au pouvoir.

Aleksandra Dulkiewicz, candidate à la succession de Pawel Adamowicz, assassiné sur scène après vingt ans de mayorat dans la ville symbole de la résistance du syndicat Solidarnosc
Aleksandra Dulkiewicz, candidate à la succession de Pawel Adamowicz, assassiné sur scène après vingt ans de mayorat dans la ville symbole de la résistance du syndicat Solidarnosc Crédits : MICHAL FLUDRA / NURPHOTO - AFP

Le 13 janvier dernier, les habitants de Gdansk ont vu un déséquilibré tuer de plusieurs coups de couteau leur maire Pawel Adamowicz.  Un mois et demi après le drame, la sixième ville de la  Pologne a organisé des élections municipales ce dimanche 3 mars. Selon un sondage de sortie des urnes hier, c'est Aleksandra Dulkiewicz, son ancienne adjointe, qui devrait remporter le scrutin face à deux candidats ultraconservateurs, nationalistes et catholiques.

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Aleksandra Dulkiewicz, une chance pour la population polonaise ?

L'assassinat du maire Pawel Adamowicz, populaire dans la cité portuaire polonaise, a été un vrai choc pour le pays, son enterrement a été considéré comme un moment d'unité nationale similaire à la mort de Jean-Paul II ou à celle du président Lech Kaczynski en 2010. Pour l'opinion publique polonaise, c'est l'ambiance délétère du débat public qui est responsable de la mort de Pawel Adamowicz.

L'héritage de Pawel Adamowicz est énorme, surtout qu'il a été assassiné. C'est la traduction d'un climat de haine qui a été contre lui et contre d'autres personnes mis en oeuvre par le régime actuel. Jean-Yves Potel

Les opposants au gouvernement accusent la télévision publique polonaise TVP d'avoir une part de responsabilité dans l'assassinat du maire de Gdansk, au pouvoir depuis 1998. Sa politique était aux antipodes des positions du PiS, notamment en matière d'immigration en se dotant d'une assemblée consultative composée d'habitants étrangers. 

Le PiS a alors mené une violente campagne de dénigrement à son égard en le soupçonnant d'être impliqué dans divers scandales financiers tout en négligeant la politique sécuritaire de sa ville.

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Soutenue par la majorité des formations politiques, notamment le parti d'opposition libéral-conservateur la Plateforme civique, Aleksandra Dulkiewicz n'avait aucun candidat du parti ultraconservateur au pouvoir, le PiS (Droit et Justice). Cette union politique formée autour de la directrice de campagne de Pawel Adamowicz devrait servir de test pour les élections législatives de l'automne 2019 :  un potentiel rassemblement de l’opposition devrait se former pour battre le PiS.

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Soutenue par 4 partis, Aleksandra Dulkiewicz a permis le développement de deux courants d'opposition : l'opposition libérale démocrate centre-droit et l'opposition centre-gauche

Le 21 février, depuis la révélation d'actes de pédophilie du père Henryk Jankowski, l'ancien aumônier catholique du syndicat "Solidarność", trois manifestants contre l'opposition ont renversé sa statue et la mairie a choisi de l'enlever dans la journée. Ils ont été par la suite interpellés et risquent une peine de 5 ans de prison. Selon Aleksandra Dulkiewicz, même si une procédure légale aurait dû précéder son démantèlement, "Il n'y a pas dans l'espace public de place pour le monument du père Jankowski".

Deux jours plus tard, la statue a été remise à sa place avec le soutien des syndicalistes, et ce, malgré l'opposition de la municipalité qui considère qu'il y a eu "violation des procédures" légales.

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