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De gauche à droite, Christian Lindner, Olaf Scholz, Annalena Baerbock et Robert Habeck après avoir signé un accord de gouvernement à Berlin le 24 novembre.

En Allemagne, quels compromis a nécessité l'accord de coalition ?

12 min
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Les leaders sociaux démocrates, libéraux et écologistes ont signé hier à Berlin un accord qui pose les bases de la première coalition "feu tricolore" du gouvernement fédéral allemand. Mis au point en un temps record, cet accord long de 200 pages se veut placé sous le signe du "progrès"...

De gauche à droite, Christian Lindner, Olaf Scholz, Annalena Baerbock et Robert Habeck après avoir signé un accord de gouvernement à Berlin le 24 novembre.
De gauche à droite, Christian Lindner, Olaf Scholz, Annalena Baerbock et Robert Habeck après avoir signé un accord de gouvernement à Berlin le 24 novembre. Crédits : Getty

Socio-démocrates, Verts et libéraux auront mis deux mois à s’entendre, depuis les législatives du 26 septembre.

C’est qu’il fallait trouver des compromis... sur les finances, les mesures sociales ou environnementales, et une vision à peu près partagée du « progrès », « Fortschritt ». « Oser plus de progrès » c’est le slogan de cette coalition que dirigera Olaf Scholz dès qu’il sera élu chancelier début décembre.

Avec Hélène Miard Delacroix, Professeure d'histoire et de civilisation de l'Allemagne contemporaine à Sorbonne Université.

Les trois partis ont réussi à s'entendre en trouvant une ligne commune qui donne à chacun l'impression d'avoir imposé son ADN. Mais en même temps, il s'agit davantage d'une soustraction que de l'addition de ces idées : si l'on regarde bien, on a renoncé dans cet accord à la limitation de vitesse que voulaient absolument les Verts et dont les Libéraux ne voulaient pas. Les Libéraux ont par ailleurs imposé que l'on évacue toute idée de hausse d'impôts ou d'impôt sur la fortune. En revanche, les Verts, eux, ont réussi à imposer que l'on sorte du charbon en 2030 au lieu d'une dizaine d'années plus tard, idéalement. Et puis, ils ont obtenu que l'idée que le climat et l'atteinte des projets de l'Accord de Paris soit une dimension transversale. Dans certains ministères, c'est assez clair ; dans d'autres, comme les Affaires étrangères, c'est peut être un petit peu plus compliqué à réaliser.     Hélène Miard-Delacroix

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