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Horst Seehofer, figure historique du parti bavarois CSU, membre de la coalition gouvernementale fédérale menée par Angela Merkel,

Allemagne : Angela Merkel résistera-t-elle au test bavarois?

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Les Conservateurs privés de leur majorité absolue, la gauche laminée, l'entrée de l'extrême droite au Parlement : l'élection régionale en Bavière confirme la tendance nationale et met Berlin sous pression. Un an après une victoire nationale à l’arrachée, est-ce déjà le crépuscule d’Angela Merkel ?

Horst Seehofer, figure historique du parti bavarois CSU, membre de la coalition gouvernementale fédérale menée par Angela Merkel,
Horst Seehofer, figure historique du parti bavarois CSU, membre de la coalition gouvernementale fédérale menée par Angela Merkel, Crédits : erior, Home and Construction and chai - AFP

Angela Merkel a perdu du soutien y compris dans son propre parti : elle a raté un train où elle aurait pu l'emporter face à son ministre de l'intérieur. Finalement ses deux alliés ont perdu 20% des voix (la gauche et les cosnervateurs)... c'est pas formidable.      Hélène Miard-Delacroix 

Si ce scrutin était un test de solidité pour la Grande Coalition, il montre une affaiblissement net de la CSU (Union Chrétienne Sociale) alliée d’Angela Merkel qui perd sa majorité absolue à 37,2 %, 10 points de moins qu’en 2013  ; autant que pour le SPD (Social Démocrate) qui se retrouve laminé en deux à 9,5 %. L’extrême droite AfD réalise un score plus faible qu'au niveau nationale en 2017, mais avec presque 11 %, il perce pour la première fois au parlement régional et n'est plus qu'à une seul élection d'une présence aux affaires dans les 16 Länder allemands. 

La Bavière, deuxième Land le plus riche et le peuplé d’Allemagne confirme la tendance nationale : l'effritement des partis de la Grande coalition, la poussée du vote radical ; mais l'électorat s'est montré moins sensible que prévu aux clivages nationaux : non seulement : la droitisation de la CSU engagée par son président Horst Seehofer n’a pas fonctionné, mais les Verts avec 17,5 % des votes progressent de neuf points par rapport à 2013 : ce sont les grands bénéficiaires de ces élections. 

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Angela Merkel a déjà reçu une claque en septembre. Il y a plusieurs voix qui s'élèvent dans son parti et qui ont l'impression que son temps est passé. Elle pourrait se retirer sans remettre en cause la Grande Coalition. On pourrait imaginer un nouveau Chancelier... et il est possible que certains soient en embuscade.         Hélène Miard-Delacroix

12 mois après la victoire de la CDU aux élections fédérales, 7 après l’accord de coalition, la victoire accouche d’une défaite pour les deux grandes formations allemandes et Angela Merkel. Trois échéances guettent la Chancelière : les élections régionales en Hesse (région de Francfort) le 28 octobre, qui détermineront un peu plus l'avenir du bipartisme de gouvernement à Berlin ; le Congrès de la CDU en décembre qui doit décider du maintien ou non d'Angela Merkel à la tête du parti ; les élections européennes de mai 2019, avec le risque supplémentaire d'une européanisation des débats. Dans le foulée de l'AfD qui déclare que "Merkel doit partir", déjà le ministre italien Matteo Salvini se réjouit d'une "défaite historique" pour les Conservateurs et conclue son communiqué d'un "au revoir Merkel" triomphant. 

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Le message envoyé hier au SPD est à la fois : "Renouvelez-vous, trouvez des thèmes qui correspondent aux soucis des gens". Mais aussi on peut se demander si le message n'est pas : "Arrêtez d'être dans cette grande coalition au niveau fédéral, puisque vous y perdez tout votre profil et votre force de proposition d'opposition".     Hélène Miard-Delacroix 

Il n'est pas exclu que la chancelière démissionne auparavant. Comme le Spiegel ou Bild, le président de l’Atlantic Council Fred Kempe parle de « séisme politique ». Du moins est-ce un « signal » comme le disait hier Christian Lindner, le président des Libéraux (FDP), qui ont failli disparaître dans le vote d'hier. 

Si ce n'est pas encore la fin de la Grande Coalition, ni du bipartisme, ni même encore d'Angela Merkel… A qui profite pour l'instant ces remous politiques ? 

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Hélène Miard  @helenemiard

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