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Meeting estudiantin pro-Sanders à Portsmouth

États-Unis. Campagne présidentielle : la défiance à l’égard de la classe politique.

8 min
À retrouver dans l'émission

La campagne présidentielle met en relief le mécontentement d’une grande partie de l’électorat à l’égard de la classe politique. D’abord, comment s’exprime ce rejet de la classe politique, parfois brutal ou entier, et sur quoi porte-t-il en général ?

Meeting estudiantin pro-Sanders à Portsmouth
Meeting estudiantin pro-Sanders à Portsmouth Crédits : Shannon Stapleton - Reuters

On a même parlé de populisme et l’un des candidats républicains autonomes, Donald Trump, n’est pas avare de formules simplistes à l’emporte-pièce qui appellent à la polémique la plus primaire. Doit-on alors prononcer le mot de défiance ?

Et si, comme d’habitude, les grands thèmes sociaux ou sociétaux sont à l’honneur, occultant les sujets internationaux, peut-on quand même repérer dans les discours des lignes de partage entre républicains et démocrates ?

Enfin, s’agit-il d’un moment de réaction, dans une période de débat privilégiée ou d’une tendance plus profonde, qui aurait peut-être des racines historiques ?                Th. G.

En 2012, le candidat du parti républicain, Mitt Romney, avait fait campagne en distinguant deux électorats : les makers (ceux qui « font ») et les takers (ceux qui « prennent »), décrivant ces derniers comme « des gens qui croient qu’ils sont des victimes, que le gouvernement a la responsabilité de prendre soin d’eux, qu’ils ont droit à une couverture médicale, à des bons d’alimentation, à des aides au logement ». C’est justement à ces takers que Donald Trump a décidé de s’adresser en priorité.

Objet d'un récent montage tiré de la série télévisée Game of Thrones, le politicien sulfureux est régulièrement la proie de nombreux humoristes. Sa voix, son programme politique et même son physique, tout est prétexte à la raillerie sur Internet où l'aura polémique de l'homme d'affaires assure aux créateurs de ces contenus humoristiques un carton d'audience quasi systématique. Ce qui n'empêche pas le candidat de continuer à faire la course en tête aux États-Unis.

Plus que l’écart en termes de délégués (qui va encore se creuser), c’est bien la dynamique qui porte actuellement Donald Trump qui inquiète de plus en plus la direction du Parti républicain laquelle ne s’est pas encore résignée à le voir défendre les couleurs du Grand Old Party à la fin de l’année.

Le « Super Tuesday » qui se profile le 1er mars, au cours duquel onze Etats se prononceront pour un enjeu de près de 600 délégués, soit la moitié du nombre requis pour obtenir l’investiture, risque finalement d’être favorable à Donald Trump, compte tenu de ses succès à répétition.

Intervenants
  • historien, professeur émérite des universités à Sciences Po
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