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La Slovénie, porte d'entrée en Union européenne

Ex-Yougoslavie. Les grands dossiers, 25 ans après le début de la guerre.

9 min
À retrouver dans l'émission

Près de vingt-cinq ans après l’autodestruction de la Yougoslavie, annoncée par la plupart des experts, les Balkans occidentaux ne sont guère stabilisés. Les guerres de Yougoslavie et d’ex-Yougoslavie avaient rendu impuissants et divisé les pays européens.

La Slovénie, porte d'entrée en Union européenne
La Slovénie, porte d'entrée en Union européenne Crédits : Srdjan Zivulovic - Reuters

Ces guerres avaient généré plus d'une centaine de milliers de morts... Si le Monténégro se sépara de la Serbie par la négociation (2006), le cas du Kosovo est exceptionnel. Son auto-proclamation d’indépendance (2008) est le résultat d’une attaque de l’OTAN contre la Serbie (1999), sans mandat des Nations unies, puis d’une longue administration du territoire par l’ONU (1999-2008). Cinq pays de l’Union européenne ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo.

À noter que l’Union européenne a accueilli comme membres la Slovénie en 2004 (vous pouvez d'un clic réécouter notre émission du jeudi 21 janvier dernier que nous lui avions consacrée) et la Croatie en 2013. Des candidatures ont été acceptées par Bruxelles, celles de la Macédoine (2005), du Monténégro (2010, ouverture des négociations en 2012) et de la Serbie (2012, ouverture des négociations en 2014).   - - Th. G.

Le ministre français de la Défense en 1998 prépare l'intervention de l'OTAN
Le ministre français de la Défense en 1998 prépare l'intervention de l'OTAN Crédits : Reuters Photographer

L’actualité en Bosnie le démontre amplement : le "passé ne passe pas" facilement dans les Balkans dits occidentaux. Catherine Lutard-Tavard met en perspective le poids des mémoires et leur instrumentalisation par les uns et les autres. S’imaginer que l’UE serait en mesure d’apporter une solution relève-t-il de la foi ou de la raison ? La tache est difficile tant les malentendus, voire les hostilités entre ces Etats ex-Yougoslaves, restent tenaces.

Et au Kosovo, l’opposition et la coalition sont entrés dans leur septième mois de blocus politique. L’opposition au Kosovo soutient avoir le droit de bloquer le Parlement et de demander de nouvelles élections. Elle est renforcée dans ses convictions par le fait que même la Cour constitutionnelle a confirmé que le premier accord, pour l’Association, viole la constitution. Selon l’opposition, cela mène automatiquement le pays aux élections. Mais les ambassadeurs des États les plus influents au Kosovo sont contre de nouvelles élections, et ont demandé que l’opposition revienne au parlement. L’Ambassadrice d’Allemagne à Prishtina, Angelika Viets, a déclaré que les élections dans la situation actuelle ne conduiront pas le Kosovo en avant, mais à une impasse continue. Et elle a ajouté, aux médias du Kosovo, que l’opposition doit apprendre à respecter les décisions de la majorité. 

Intervenants
  • chercheur en sociologie du droit à l’université de Strasbourg
L'équipe
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Avec la collaboration de
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