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Jean-Yves le Drian inaugure l'exposition du Louvre à Téhéran sans son homologue Mohammed Javad Zarif, le 5 mars

Iran – Etats –Unis : la France est-elle piégée ?

11 min
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La démarche devait marquer un rapprochement franco-iranien et préparer une visite historique d’Emmanuel Macron, première d’un chef d’Etat occidental depuis 1979. Finalement le passage de Jean-Yves Le Drian lundi en Iran a surtout servi à mesurer les distances.

Jean-Yves le Drian inaugure l'exposition du Louvre à Téhéran sans son homologue Mohammed Javad Zarif, le 5 mars
Jean-Yves le Drian inaugure l'exposition du Louvre à Téhéran sans son homologue Mohammed Javad Zarif, le 5 mars Crédits : Fatemeh Bahrami / ANADOLU AGENCY - AFP

C’était même une effusion de froideur : signe notable, Javad Zarif n'a pas souri sur la photo, note le journal réformateurEtemad ; l’homologue de Jean-Yves le Drian était d’ailleurs absent de l’inauguration de l’exposition du Louvre à Téhéran. La diplomatie culturelle n’a donc pas suffi à faire passer les demandes de la France, venue avec certaines ambitions politiques : obtenir un apaisement en Syrie, des garanties sur le Liban, et une révision de l'accord sur le nucléaire (JCPOA) de 2015.

La France cherche un point d'équilibre entre les demandes de révision de l'accord des Etats-Unis et la position iranienne ; mais elle n'y parvient pas et elle est un peu entrée dans le jeu des USA car Donald Trump n'a pas trouvé de solution au Congrès et a reporté le problème sur les européens. François Nicoullaud

S’il voulait infléchir les positions de Téhéran, le Ministre des Affaires Etrangères repart bredouille, sous la pression et les critiques de la presse ; et la France se retrouve coincée entre son agenda propre : les législatives au Liban dans 2 mois, et celui des Etats-Unis et de leurs proches alliés : à l’approche du 12 mai, date butoir donnée par Donald Trump aux Européens pour obtenir une révision de l’accord, notamment un contrôle du programme balistique iranien. Emmanuel Macron sera à Washington en avril, et la Maison Blanche demandera des comptes.

Habituée à jouer la carte traditionnelle de la médiation la France se retrouve avec une marge de manœuvre très faible : « Nous ne sommes ni les représentants de Trump, ni les avocats des affaires de l'Iran » aurait déclaré un diplomate français à Etemad. La France pourrait payer le prix de sa position, en crédit politique ou relations économiques ; une France garante du multilatéralisme, mais cette fois utilisée plus qu'elle ne le voudrait : piégée ?    

@TEnjeux @XXMonde

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui :

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Organisée par le Centre Franco-Iranien, conférence s'est tenue fin 2017, spécialement concentrée sur le thème des relations entre la France et l'Iran. Les débatteurs étaient l'Ambassadeur d'Iran en France, Eric Denece, Alireza Khalili et Antoine Sfeir:

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Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, analyse ici la décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015 par Barack Obama:

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En ne certifiant pas cet accord, Donald Trump place le Congrès américain en première ligne afin d'adresser "les nombreuses profondes faiblesses de l'accord":

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US President Donald Trump’s threat to end the deal creates financial uncertainty for many Iranians. With the lifting of sanctions, the gates opened to more trade between Iran and outside countries. This may soon come to an end:

Theresa Tropper visits the capital, Tehran, to find out how members of the Jewish community feel about their country's future:

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