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Vasily Nebenzya, ambassadeur de la Fédération de Russie à l'ONU, vote le 14 avril 2018 la résolution qui condamne les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni pour les tirs de missiles sur la Syrie

Frappes occidentales en Syrie : l’heure des choix pour la Russie ?

10 min
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Après 4 jours d’attente pour des raisons de « sécurité », les inspecteurs de l’OIAC sont entrés hier dans la ville de Douma. Ils devront prouver la réalité de l’attaque du 7 avril mais ne pourront établir de responsabilité.

Vasily Nebenzya, ambassadeur de la Fédération de Russie à l'ONU, vote le 14 avril 2018 la résolution qui condamne les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni pour les tirs de missiles sur la Syrie
Vasily Nebenzya, ambassadeur de la Fédération de Russie à l'ONU, vote le 14 avril 2018 la résolution qui condamne les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni pour les tirs de missiles sur la Syrie Crédits : Mohammed Elshamy / ANADOLU AGENCY - AFP

Russie, Turquie et Iran allié de Damas vont continuer à « travailler  ensemble » : les frappes occidentales ont-elles vraiment modifié le rapport de force tactique ou politique ?

Cette déclaration d’unité des trois alliés de Damas arrive comme une deuxième réponse à Emmanuel Macron (après celle du président Erdogan)  qui déclarait que l’intervention occidentale avait réussi à « séparer » la Turquie de la Russie. Ankara avait en effet condamné l’attaque sur Douma qui a gazé 40 personnes au moins, point d’orgue sinistre de la reprise de la Ghouta au prix de plus de 1700 personnes tuées et près de 160 000 déplacées.  

En frappant la Syrie après cette nouvelle attaque, les occidentaux ont fait un calcul : sur un plan tactique, ils mettent fin à un soupçon d’incapacité et peuvent infléchir le rapport de force. Sur un plan politique, en agissant hors mandat de l'ONU, ils montrent à la Russie la  possibilité d’une situation incontrôlée, et pourraient paradoxalement conduire le Kremlin à reconsidérer un processus politique  plus large.  

Le premier changement à attendre serait d’ordre tactique : le général  américain H. R. McMaster avait prédit « un grand changement » dans la  manière le régime Bachar el-Assad calcule, incité à une certaine retenue ; mais cette hypothèse ne s’est jusqu’ici pas vérifiée et les chances de forcer par là une négociation politique sont encore plus minces. Rien n’indique que le scénario de 2014 avec une  première mission d’inspection de l’OIAC ne se répète pas et que la guerre ne se prolonge pas encore longtemps, par les mêmes moyens. Cette attaque sur Douma était au moins la 130ème menée par le régime en Syrie depuis 2012 et le Pentagone a reconnu qu’il n’était pas certain que Damas ne dispose pas encore de stocks chimiques « résiduels ». Jean-Yves le Drian a d’ailleurs menacé  de nouvelles actions militaires en cas de récidive. 

Hier au Parlement Européen de Strasbourg, le président Macron s’enorgueillissait de frappes « pour l’honneur de la communauté  internationale ».  Si elles ont d’abord montré une réelle capacité offensive occidentale  et permis de restaurer une posture de fermeté, quelle est leur  efficacité sur le conflit syrien ? 

Principales positions et actions militaires de pays étrangers dans le conflit en Syrie
Principales positions et actions militaires de pays étrangers dans le conflit en Syrie Crédits : Simon MALFATTO, Laurence SAUBADU, Sophie RAMIS, Thomas SAINT-CRICQ - AFP

@TEnjeux @XXMonde

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui:

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Details des frappes, des cibles et des moyens engagés selon les annonces de Washington, Londres et Paris
Details des frappes, des cibles et des moyens engagés selon les annonces de Washington, Londres et Paris Crédits : Laurence SAUBADU, Thomas SAINT-CRICQ - AFP
Intervenants
  • chercheur et politiste franco-libanais, professeur à l'Université américaine de Paris
L'équipe
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