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Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg à Ankara le 5 octobre.

L'OTAN peut-elle raisonner la Turquie ?

10 min
À retrouver dans l'émission

La Russie a obtenu ce week-end un cessez-le-feu, précaire et peu respecté, dans le Haut-Karabakh. L'OTAN avait bien demandé à la Turquie de ne pas jouer avec le feu, mais sa force de conviction parait peu probante auprès d'Ankara... Entretien avec la chercheuse Jenny Raflik.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg à Ankara le 5 octobre.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg à Ankara le 5 octobre. Crédits : TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE - AFP

Que ce soit dans le Haut-Karabakh où la Turquie, membre de l’Otan, a réveillé sans prévenir un conflit jusque-là gelé, en soutenant et en armant l’Azerbaïdjan turcophone face à l’Arménie….

Que ce soit en Méditerranée orientale, où la Turquie a annoncé cette nuit qu’elle allait renvoyer son navire d’exploration dans les eaux revendiquées par Athènes - comme elle l’avait fait cet été après avoir laissé sa marine agresser une frégate française...

Que ce soit enfin en prévoyant de déployer des missiles S-400 achetés à la Russie…

La Turquie multiplie en ce moment ce que l’Alliance atlantique pourrait prendre comme des provocations… mais son secrétaire général Jens Stoltenberg croit dans les vertus d’un mécanisme nouveau à l’Otan : la « déconfliction ».

En ce qui concerne le Haut-Karabakh, l'OTAN a demandé à l'un de ses pays membres d'intervenir... mais précisément, c'est à la Turquie. Le secrétaire général de l'OTAN a demandé à la Turquie d'user de toute son influence pour résoudre au mieux le conflit sur place Mais les membres de l'Alliance sont très divisés sur ce dossier, exactement comme pour la Méditerranée orientale. Certains ont pris position en faveur de l'Arménie avec des déclarations fortes, ça a été le cas de la France. Mais pour d'autres membres de l'Alliance qui ne sont pas directement impliqués, l'attitude de la Turquie a un peu bousculé Poutine, ce qui n'est pas sans plaire aux membres les plus antirusses de l'OTAN.       Jenny Raflik

Dans le cadre du processus dit de "déconfliction" entre la Grèce et la Turquie, une série de pourparlers techniques ont eu lieu à Bruxelles entre des responsables militaires des deux pays pendant tout le mois de septembre, sous l'égide du secrétaire général de l'OTAN. Cela a permis de faire se rencontrer les officiers supérieurs grecs et turcs. S'y ajoutent les très nombreux voyages. Le secrétaire général de Jens Stoltenberg à Ankara et Athènes. Et puis désormais, une ligne téléphonique directe, sorte de téléphone rouge, a été mis en place entre Ankara et Athènes. L'idée, c'est vraiment de maintenir le contact, d'échanger afin d'éviter l'escalade. Mais je crois qu'il ne faut pas se leurrer, tout cela repose vraiment sur la bonne volonté des deux camps.        Jenny Raflik

Intervenants
  • Professeure d'Histoire contemporaine à l’Université de Nantes
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation
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