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Inde. L’aggravation des difficultés pour le parti du Congrès au pouvoir

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Indira Ghandi
Indira Ghandi

Le parti du Congrès qui, dans les premières décennies, avait façonné et modelé l’économie du pays (planification, étatisme, on parlait même du « modèle nehruvien ») semble usé, huit ans après son retour au pouvoir (2004).

Lors de régionales partielles en mars dernier, il a même subi un revers manifeste, les partis régionaux et catégoriels se renforçant. Pourtant, l’actuel premier ministre est celui qui avait ouvert l’économie indienne et en interne et en externe (« réformes Singh »), à partir de 1991.

Aujourd’hui, malgré la bonne résistance de l’économie indienne à la crise mondiale, on note un ralentissement de la croissance (5,3 % au premier trimestre 2012), l’insatisfaction d’une partie des opinions publiques, des doutes sur la victoire du parti du Congrès en 2014, le maintien d’une très grande pauvreté (un Indien sur trois vivrait avec moins d’un dollar par jour) et la persistance de maux organiques (infrastructures, énergie, corruption…), etc.

Le premier ministre a annoncé la semaine dernière des réformes. Lesquelles, pourquoi, avec quels espoirs de réussite ? Et dans quel contexte socio-économique ?

Jean-Luc Racine est directeur de recherche au CNRS, Centre d’études sur l’Inde et l’Asie du Sud (EHESS)

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