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 Narendra Modi et Francois Hollande à Chandigarh, fin janvier

Inde. Les réussites et les échecs du gouvernement Modi.

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L’Inde traverse un contexte économique favorable. En conséquence, quel regard porter sur les deux premières années (ou presque) du premier ministre dans le domaine économique et social ?

 Narendra Modi et Francois Hollande à Chandigarh, fin janvier
Narendra Modi et Francois Hollande à Chandigarh, fin janvier Crédits : Ajay Verma - Reuters

Même si le premier ministre Modi a consacré beaucoup de temps et d’énergie à la politique étrangère au début de son mandat, comment dresser une brève synthèse de son action en matière d’économie et de politique intérieure, sachant qu’il a gouverné l’état fédéré du Gujarat de 2001 à 2014 et que les maux qui frappent l’Inde ne sont pas réductibles sur le court ou le moyen terme (infrastructures, communications, réseau électrique…) ?

Quels sont les principaux points positifs et négatifs ? Quelles réformes annoncées ont-elles été entreprises ? Comment profite-t-il de cette période faste de croissance ? Comment caractériser le climat social (on a récemment déploré le suicide d’un étudiant « intouchable », tandis que le gouvernement fédéral tente de contrôler les syndicats estudiantins) ? Quel est son mode de gouvernement ? Quel rôle joue sa personnalité ?                      Th. G.

Discours de Narendra Modi à Mumbai la semaine dernière
Discours de Narendra Modi à Mumbai la semaine dernière Crédits : Danish Siddiqui - Reuters

Malgré une croissance économique supérieure à celle de la Chine, la population indienne manifeste de plus en plus son mécontentement à l’égard du Premier ministre jugé trop distant. L’une de ses principales faiblesses est son isolement à l’intérieur du pays. Autant il a réussi à créer un solide réseau d’amitié auprès de nombreux dirigeants étrangers, autant il n’a pas su y parvenir en Inde. L’élite urbaine lui en veut de ne pas satisfaire davantage ses intérêts tandis que dans les régions rurales, on lui reproche de défendre surtout le business au détriment de la justice sociale.

A titre d'exemple, l’Inde, qui a gagné le surnom de « pharmacie des pays en développement » grâce à la puissance de son industrie générique, est aussi un pays où la moitié de la population n’a pas accès aux médicaments d’importance vitale.

Chaque année, 63 millions de patients tombent sous le seuil de pauvreté lorsqu’ils doivent se soigner. Avec une sécurité sociale quasi inexistante et des assurances médicales privées peu répandues, surtout dans les campagnes, l’achat de médicaments incombe au patient. « La part des dépenses personnelles dans l’accès aux médicaments et aux ­diagnostics est l’une des plus élevées du monde », ­reconnaît le dernier rapport gouvernemental en date sur la santé publique...

Intervenants
  • professeur de sciences politiques émérite, directeur du centre du fédéralisme multiniveaux de New Delhi
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