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Irak vu d'Iran. Les vives divisions gouvernementales et la recrudescence de la violence à Bagdad, vues de Téhéran

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Portrait d’un martyr de la guerre Iran - Irak, au cimetière de Zahra
Portrait d’un martyr de la guerre Iran - Irak, au cimetière de Zahra

Il y a quelques années, on avait dit que le régime iranien était notamment débarrassé des Talibans en Afghanistan et de Saddam Hussein en Irak.

Or, le départ des Américains d’Afghanistan d’ici 2014 et d’Irak depuis décembre dernier montrequ’à des instabilités redoutables succèdent à la stabilité d’antan.

Concernant l’Irak, aux deux tiers chiite, les Iraniens peuvent se faire du souci, même si leur influence s’est renforcée, autre conséquence absurde et délétère de l’invasion puis de l’occupation, enfin de la dévastation, de l’Irak par les États-Unis.

D’abord, le système politique irakien, résultat depuis 2003 d’un amoncellement d’institutions transitoires d’une rare complexité :

• consacre une répartition tripartite (chiite sunnite kurde) des responsabilités et des affrontements (cela, ajouté à la violence récurrente et aux attentats --70 morts la semaine dernière à Bagdad)

• illustre chaque jour les divisions internes (affrontement au couteau entre le vice-président sunnite Al-Hachemi et le Premier ministre chiite Al-Maliki, en poste depuis 2006)

• ravive les communautarismes confessionnels et régionaux l’impossibilité du fédéralisme et les risques de partition (Washington avait d’ailleurs imposé un président de la république kurde, c’est-à-dire… non-arabe).

En quoi ce vaisseau à la dérive peut-il être utile à Téhéran ?

Mohammad-Reza Djalili est professeur honoraire à l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève

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