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(De G. à D.) Sadegh Larijani, le "chef de la justice", Hassan Rouhani, le président, Ali Larijani, le speaker du parlement et Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique d'Iran l'Ayatollah Ruhollah Khomein

Iran - Israël : qui veut d'un nouveau conflit régional?

11 min
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Après Berlin et Paris, Benjamin Netanyahu termine aujourd’hui à Londres sa tournée des dirigeants européens. Au-delà de l’accord sur le nucléaire, le Premier Ministre israélien tente de former un front anti Iran.

(De G. à D.) Sadegh Larijani, le "chef de la justice", Hassan Rouhani, le président, Ali Larijani, le speaker du parlement et Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique d'Iran l'Ayatollah Ruhollah Khomein
(De G. à D.) Sadegh Larijani, le "chef de la justice", Hassan Rouhani, le président, Ali Larijani, le speaker du parlement et Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique d'Iran l'Ayatollah Ruhollah Khomein Crédits : HO / KHAMENEI.IR - AFP

La  semaine dernière, Benjamin Netanyahu avait annoncé vouloir mettre un  « maximum de pression sur l’Iran ». Sans grand succès avec Angela Merkel  et Emmanuel Macron, Benjamin Netanyahu va tenter de rallier aujourd’hui Theresa May. Le but est d’abord d’infléchir les positions européennes pour abandonner l’accord nucléaire. Les européens tentent de faire bloc et envisagent à la limite des ajouts à l’accord : sur le programme de missiles balistiques iraniens notamment, sur des  garanties pour la période d’après 2025.  

Au-delà  de cette perspective à moyen-terme, c’est l’expansion régionale actuelle de l’Iran qui inquiète Israël. Les conflits irakien et syrien ont permis à l’Iran (via les milices chiites nationales, Hachd al  Chaabi, Hezbollah…) de constituer une zone d’influence du Kurdistan irakien jusqu’à l’Ouest syrien et une continuité Téhéran-Beyrouth est  intolérable pour Israël. B. Netanyahu a clairement rappelé sa position la semaine dernière : «pas de place pour la moindre présence iranienne dans aucune partie de la Syrie».  

L’armée israélienne a déjà effectué plusieurs frappes sur des forces du Hezbollah ou sur des sites militaires en Syrie, mais depuis le retrait américain de l’accord, les positions se durcissent : 

D’une part le gouvernement israélien semble décidé à reprendre l’initiative :  sur le plan militaire, le 9 mai, dès le lendemain de l’annonce de Donald Trump, Tel-Aviv envoyait un message à Téhéran en frappant une base des Gardiens de la Révolution près de Damas (selon l’OSDH), sur le plan diplomatique, Benjamin Netanyahu cherche à acculer l’Iran et renforcer l’axe formé avec Washington et Ryad. Lundi dernier, le Ministres des Renseignements israélien évoquait la  possibilité d’une «coalition militaire».  

D’autre part, face aux pressions et sans garantie économique, les autorités iraniennes s’impatientent et ont annoncé mardi la reprise de l’enrichissement de l’Uranium. Sans reprise effective et augmentation du nombre de centrifugeuses, cette déclaration ne constitue «pas une violation» de l’accord de 2015 disent les européens, mais tout de même un «flirt avec  la ligne rouge» selon Jean-Yves le Drian. Face à Benjamin Netanyahu hier, Emanuel Macron s’inquiétait d’un risque de  nouveau « conflit régional ».  

@TEnjeux @XXMonde

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui:

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Intervenants
  • conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français de relations internationales (IFRI), ancien diplomate, ancien directeur d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères
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