LE DIRECT
Coca-Cola, en langue perse (farsi)

Iran. L’état de l’économie, à trois semaines de la présidentielle

9 min
À retrouver dans l'émission

La signature d’un accord sur le nucléaire militaire iranien, en juillet 2015, entre Téhéran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (plus l’Allemagne), a changé la donne. De fait, un certain nombre de sanctions économiques ont été levées.

Coca-Cola, en langue perse (farsi)
Coca-Cola, en langue perse (farsi) Crédits : PLANCHENAULT-ANA / ONLY WORLD / ONLY FRANCE - AFP

Sur le plan pratique, de quelles sanctions s’agit-il, puisqu’elles émanaient des États-Unis, des Nations unies et de l’Union européenne ? Au passage, jusqu’à quel point avaient-elles été efficaces ? Comment l’économie iranienne s’en trouve-t-elle confortée (commerce extérieur, échanges avec d’anciens ou de nouveaux partenaires, restauration d’une certaine confiance, insertion régionale…) ? Le pétrole est-il redevenu une source significative de recettes, malgré la baisse du cours du baril ? À qui peut profiter ce regain de dynamisme ? Quels sont les secteurs prometteurs ? La classe moyenne est-elle plus consommatrice ? Quelles sont les priorités de l’Iran à moyen terme, et les difficultés attendues ? (Th. G.)

_________________________________________________________________________________________

L'inscription des candidats à l'élection présidentielle iranienne a débuté le 11 avril et s'est terminée le 15 avril. Au cours de ces seules cinq journées, 1636 candidats se sont inscrits. Toutes les candidatures doivent cependant être validées avant ce jeudi par le Conseil des gardiens de la Constitution, entièrement contrôlé par les religieux conservateurs. Il est composé de six religieux, nommés par le Guide Suprême et de six juristes (égaklement religieux) élus par le Parlement iranien sur proposition du pouvoir judiciaire (lui même directement dépendant du Guide de la Révolution, Ali Khamenei).

La République Islamique d'Iran (جمهوری اسلامی ايراﻥ, en persan/farsi), née en avril 1979, est désormais un acteur incontournable du Moyen-Orient, en pleine recomposition depuis l'attaque de l'Irak, menée en 2003 par la coalition occidentale et qui a vu naître, en 2006, l'Etat Islamique en Irak et en Syrie. Avec son allié russe et son turbulent voisin turc, le pays entend tirer un maximum de bénéfices de l’accord historique sur son programme nucléaire signé à Vienne il ya deux ans avec l'assentiment de Barack Obama et de Vladimir Poutine, mais contre la volonté conjointe d'Hillary Clinton et du gouvernement français. Les conséquences sont déjà nombreuses pour le pays. Par exemple l'année dernière, ses exportations de pétrtole brut vers l'occident et vers la Chine ont doublé :

Interview exclusive diffusée par la chaîne publique France 24 :

Mardi dernier, l'Iran célèbrait en grande pompe la journée annuelle de l'armée. Des défilés militaires, des parades terrestres et aériennes ont rythmé cette journée sous l'oeil attentif du président Hassan Rouhani.

Le 15 juillet 2015, Téhéran passait une nuit de fête après la signature de l'accord historique sur le nucléaire. L'Iran subit les effets de sanctions économiques imposées par les Etats-Unis depuis 1979, renforcées en 1995 puis encore endurcies en 2006.

Les Pasdarans forment le corps des Gardiens de la révolution islamique ( سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,), aussi appelés Gardiens de la Révolution
Les Pasdarans forment le corps des Gardiens de la révolution islamique ( سپاه پاسداران انقلاب اسلامى,), aussi appelés Gardiens de la Révolution
Intervenants
  • Spécialiste des relations économiques internationales et de l'Iran, ancien maître de conférences à l'Université de Paris-V
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......